Grand Pianoramax @Festival Jazz Onze+ (Lausanne)

Grand Pianoramax_300dpiDescribed in terms such as “power trio”, “supergroup” and “heavyweight”, Grand Pianoramax easily testify to being greater than the sum of their parts. The deceptively skimpy lineup of keyboards, drums and rapper belies the aural magic monster that lurks beneath the surface.  Elegant piano/rhodes, razor sharp drums and urban-edged rap/poetry jostle and come together to create a fiery fullness of sound that has become their distinctive trademark since the band’s inception in 2008.

A rich, emotive soundtrack that already hints at the light and shade which is to follow

Tonight, the Jazz Onze+ crowd are warm and receptive towards their errant Swiss son, keyboard maestro and band leader Leo Tardin, who has over the years immersed himself in foreign locations such as New York and Berlin to develop his sound until recently relocating back to his native Geneva. Much of tonight’s tracklist comes from the latest Grand Pianoramax LP, “Till There’s Nothing Left”, released on ObliqSound last spring and is met with appreciative familiarity indicative of an audience who’s been paying attention.

The skimpy elements are eased in gradually. Leo seduces us gracefully with “Firefly”, a captivating and melodic solo start on the piano, creating a rich, emotive soundtrack that already hints at the light and shade which is to follow.
Joined on stage by drummer, Dom Burkhalter – a modernist fist in an iron glove –  the friendly duel quickly evolves between the two main musical elements, at times rolling around happily side by side, other times in stark stylistic contrast to one another as though wanting to stretch the listener’s awareness to its fullest capacity.

Two herculean pillars laying down a spectacular multi-textured foundation…

The play-fighting relationship between keyboards and drums is what underpins the essence of Grand Pianoramax, two herculean pillars laying down a spectacular multi-textured foundation on which the third element, Black Cracker, can nimbly unleash his craft of language and movement. This Alabama wordsmith and charismatic agent provocateur forges an agile bridge between the audience and the stage, bringing things down from a powerful sonic ride to a more urban, earthly, NYC dimension using rap, poetry or song.

In common with each track is a strategic sense of rise and fall, density and space. It’s an occasionally challenging but always engaging journey. The rhythmic patterns and shapes vary from mercurially dark (“Cry Alone”, “Runaway”, “Have You ever Seen”) to quirkily funky, bouncing along like De la Soul meets Michel Legrand (“Nights Turn To Days”), and hard-edged urgency complete with strobe lights (“Call it Like You See It” and “Roulette”).

In the case of Grand Pianoramax, less is definitely more

An effortless cohesion of threads coming together is felt during ‘Till There’s Nothing Left’, their most radio-friendly hit, a subtle suggestion that crossover to commercial polish is possible if so desired. ‘The Hook’ provides the encore, a track remixed by DJ Spinna and put out on vinyl a few years back, an example of what can work well in a club setting as through the headphones of the rap enthusiast or jazz muso.

It’s a consummate work performed by heavyweights in their field. Honed down talent and acumen has produced an act that can adeptly bend styles and cook up a rhythmic frenzy on only three burners. In the case of Grand Pianoramax, less is definitely more.

Grand Pianoramax played @ Festival Jazz Onze+ in Lausanne on the 31th of October

Grand Pianoramax, Till There Is Nothing Left, (Obliq Sound)

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La scène suisse électro se porte bien!

Electron - PosterEn dix ans, le festival Electron s’est imposé comme une référence en matière de musique électronique. Avec ses expos, ses conférences, ses projections, ses spectacles de danse, il s’impose pendant trois jours et dans dix lieux genevois comme le QG des musiques électroniques actuelles. Toutes les tendances sont représentées, des pionniers aux derniers arrivés. Et les Suisses ne sont pas en reste dans ce grand panorama. Comme le manifeste d’emblée le spectacle d’ouverture : une création entre le chorégraphe Guilherme Botelho (de la compagnie Alias) et Murcof, artiste mexicain qui s’était déjà compromis avec notre trompettiste national Erik Truffaz il y a quelques années.

Jeudi, il ne faudra pas rater la prestation de Mimetic, projet solo du batteur et compositeur prolifique Jérôme Soudan (également l’un des deux programmateurs de la manifestation) qui a entre autres officié au sein de Von Magnet. De formation classique, rompu à l’exercice de la bande son, Jerôme Soudan est passé maître dans l’art de créer une musique électro aux résonances et aux pulsations essentielles.

Les Chevaliers de la Table ronde version house et électro ne sont autre que les Bernois de Round Table Knights auteur des singles « Deadfish » et « Cut To the Top » (en collaboration avec le Reverend Beat-Man). Leur premier album les a déjà consacrés comme un groupe avec lequel il fallait désormais compter sur la scène internationale.

Quant à Oy, elle viendra présenter sur la scène genevoise son second opus nourri de ses séjours en Afrique. Nous y reviendrons.

Evidemment, une bonne partie de la scène électro-techno-indu genevoise est dignement représentée. Parmi celle-ci Dachshund. Après s’être illustré en faisant de la drum’n’bass, ce DJ et producteur, amoureux du bon vieux dub jamaïcain, s’est reconverti à la techno.

Un des ses compagnons de fortune, le Dj et producteur Quenum, co-fondateur avec Luciano du label Cadenza Records, présente en avant-première à Electron son premier album sur la scène du Zoo.

Pour clore le festival, place à l’inénarrable et provocateur artiste de rap vaudois, Rocco Roccobelly qui aime à se présenter comme « le plus grand artiste de rap doté du plus petit appareil génital. »

En un mot comme en cent: dirigez vos pas dès ce soir du côté de Genève; vous ne serez pas décus!

Festival Electron, Genève, divers lieux, du 28 au 31 mars.

Disque du mois: Lucien Dubuis, le New-Yorkais

Lucien Dubuis Trio coverLucien Dubuis pourrait être né dans le Lower East Side et avoir grandi au Stone de John Zorn où on l’aurait biberonné au son des Beastie Boys. Au lieu de quoi, il a vu le jour à Porrentruy en 1974 et son trio est basé à Bienne. Musicalement, disons que le saxophoniste est New-Yorkais d’adoption. Après y avoir enregistré son précédent album en compagnie de Marc Ribot (Ultime Cosmos, Enja Records, 2009), une résidence new-yorkaise de six mois, en 2011, a accouché du cinquième album de son trio que complètent Roman Nowka (basse et guitare électrique) et Lionel Friedli (batterie). En choisissant un titre, Future Rock, qui sonne comme une déclaration d’intention, Lucien Dubuis continue de creuser le sillon d’un jazz contemporain sur une assise binaire. Si le fond est ambitieux, la forme sait aussi être sexy voire ludique : clins d’oeil exotiques (« Lançang »), surf music (« 4 Wände »), solo de guitare digne de Michael Hampton (« Yiwu Shan »), rap nerveux (« En descendant de la montagne » qui évoque la collaboration Saul Williams-Trent Reznor). Brillant à la clarinette basse, Lucien Dubuis signe un album qui fourmille d’idées. New York n’a qu’à bien se tenir.

Lucien Dubuis Trio, Future Rock (Unit Records)

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