Swiss Vibes live à Paris!

Swissvibes_live_1 cœur_LRDe Bienne à Zurich, de Genève à Berne, la scène musicale suisse explose de talents, pour la plupart inclassables.  Et cette fois nous allons vous le prouver! Le Centre culturel suisse a en effet invité Swiss Vibes le temps d’une carte blanche, le temps de trois double-concerts aux couleurs forcément éclectiques.

Dans l’agréable centre de la rue des Francs-Bourgeois, défileront donc dans l’ordre:

Mardi 2 juin : Evelinn Trouble et Puts Marie (rock)
Mercredi 3 juin : Larytta et Egopusher (pop & electro )
Jeudi 4 juin :  Orioxy & PommelHORSE
(jazz & more)

 

Aventureux et bluffants, les musiciens suisses que vous proposent Swiss Vibes et le Centre culturel suisse assument tous avec fierté leur particularisme et leur diversité culturelle.

Jugez plutôt en écoutant la sélection ci-dessous et suivez l’actualité du blog ces prochains jours pour avoir plus d’informations sur chacun des groupes présentés. Et surtout, amis parisiens, sortez vos agendas et venez au Centre culturel suisse de Paris les 2, 3 et 4 juin 2015!

Orioxy “Lost Children”

OrioxyEvocative storytelling perfectly suits this quartet
Orioxy’s third album resonates most when it re-imagines the template of simple folk music. Evocative storytelling perfectly suits this quartet of Manu Hagmann on double bass, Roland Merlinc on drums, harpist Julie Campiche and Yael Miller’s voice which at best is pure and unadorned, yet rich with the flavour of her mother tongue, Hebrew.

These stories have a modern accent though. Princeless is Yael’s re-telling of the Cinderella tale, it’s riven with longing and bereft of the happy ending. Soft electronic cries, a melancholic double bass and bare drum taps use a delicacy that binds the whole piece together. Yael Miller’s voice flips between innocence and sensuous knowing throughout, calling on her natural ability for drama. Song of Love is wonderfully accompanied by a percussive typewriter as if the singer is dictating her letter. Some type of squeeze box murmurs sadly and drops of electronica fold into a sympathetic bass solo, all the while the fountain-like harp sparkling light and fresh.

Julie CampicheCampiche’s timing seems to fly directly from her heart
The harp is really the heroine of this album with Julie Campiche’s myriad of subtle colours and styles perfectly placed again and again. Her solo in Isha is spine-tingling. This track is ranging and borderless, a landscape of yearning vocals and grooving rhythms helped by tape rewinds and effects. At first the harp captivates with Middle Eastern vibes amid deep double bass twangs that fall into dark scrapes, before the harp emerges in a solo full of soul and expression. Campiche’s timing seems to fly directly from her heart.

I don’t mind Yael’s rapping or the use of the Sami Darg Team (rappers from Gaza) on Bachour Meshouamam (A Bored Boy) but it does break the spell of the delicate web of lovelorn melodies. As an album, Lost Children does face the danger of its gentle downtempo mood coming to a lethargic halt so I welcome a bit more spit and verve. However, this is best done with their own instruments such as in Old World. Using a bow on the double bass and suitable electronics they bring a free rock track together without a whiff of lead guitar.

There could be a further clarity of the unique Orioxy sound
‘Music doesn’t have a style,’ Yael sings and it’s true this album does not fit into a neat genre. But music does need to have a clear identity, and although this is a decent third album I feel there could be a further clarity of the unique Orioxy sound gained through exploring further musical depth and developing musicianship and songwriting skills.

Interestingly, Orioxy do a captivating interpretation of Paul McCartney’s Blackbird. But in a way that cover serves to show what a truly stunning song can do. It’s the track that has stayed in my head. Orioxy have a good line up of gigs, often a chance for a band to get to know itself on a deeper level. Grab a chance to hear them play as I’m sure there will be some wonderful moments of magic.

Orioxy website and tour dates

Orioxy @Sunset (septembre 2013)

Orioxy 3_300dpiA leur sortie, les mélancolies orientalistes de « The Other Strangers », avaient suscité quelques incompréhensions délicieuses dans la presse jazz, charmée autant que bousculée dans ses certitudes par ce drôle d’objet sonore. Certains usèrent même sans trop y croire, le terme de « pop folk », plutôt incongru pour un exercice de style aux confins des traditions hébreuses et indiennes, avec une approche résolument contemporaine. Des questions vite levées lors du passage d’Orioxy au Sunset, pour la première présentation française de ce second album.

La mythologie du halètement

Et tout de suite, que ce soit en hébreu ou en anglais, la chanteuse du quartet genevois Yaël Miller fait oublier rapidement les exégèses confuses : chez elle, peu importe de savoir si son chant est « jazz ou pas jazz ». Ce qui compte, dans ses morceaux sur le bonheur (« World Database of Universe ») ou sur un misanthrope (« Bachour Meshouamam »), c’est la mythologie du halètement. Dans l’onomatopée, dans les saccades, rire sardonique, en hébreu ou en anglais. C’est ce qui donne le souffle à cet univers toujours mystérieux, d’une angoisse cinématographique – notamment quand le contrebassiste Manu Hangmann fait vibrer son engin dans une distorsion de fin du monde.

Impossible également de définir sans le trahir le travail subtil de la harpiste Julie Campiche, passée par de nombreuses formations classiques et « proprement » jazz : cambrée avec sensualité, elle torture gaiement sa harpe arrangée à coups de maillet, la caresse d’une bande de papier et improvise comme jamais en Thurston Moore de la « 47 cordes », tout en gardant un pied (voire même sa main droite) sur ses machines d’effets. Il n’y a guère que vers la fin, après une reprise des Beatles (« Blackbird », comme pour encore mieux brouiller les pistes), que cette tension sous-jacente finit par se relâcher. Pour le rappel, Yaël Miller et Julie Campiche reviennent sans leurs deux garde-chiourme, et concluent tout en douceur leur danse du ventre avec les amateurs de jazz contemporains, forcément conquis.

Dernier album paru : « the Other Strangers » (Unit Records / Abeille Musique).

Le morceau “Im Tamouti” est écoutable et téléchargeable sur le bandcamp de Swissvibes.

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