OY: “Life is like a mobile phone your unit comes, your unit goes…”

 

Unknown

Akwaaba! Welcome to the  “No Problem Saloon”, the second album from OY, (previously released under the name “Kokokyinaka” last year on Creaked Records), this time repackaged on the Belgian label, Crammed Discs and featuring some extra tracks.

OY are a Berlin-based duo composed of Swiss-Ghanaian vocalist, story-teller, musician, sound sampler Joy Frempong and mysterious drummer & producer Lleluja-Ha. This album is a refreshing, improvised breeze of African-influenced electronica based on a road trip that absorbed sounds and experiences from Ghana, Mali, Burkina Faso and South Africa. Tales, proverbs and folklore were gathered along the way to be retold in an experimental, kaleidoscopic style, at times dark and mercurial, other times as joyful as walking through an African market place. As OY sings: “Life is like a mobile phone your unit comes, your unit goes”…

 A charmingly beguiling, left-of-centre, musical adventure

The slam of a taxi door becomes a drum, an antiquated washing machine provides a bass sound, conversation and street noises drift in and out of songs, the lyrics naturally develope from the stories and fragments of popular African wisdom encountered along the way. It makes for a charmingly beguiling, left-of-centre, musical adventure told in Joy’s elegant, playful voice that is as ease in English and French as it is in the numerous regional dialects.

Full of observational delight

Songs about bizarre name choices “My name is Happy” and the sexual politics of afro hair Halleluja Hair” are pure poetry in motion full of observational delight, colourful local custom and Joy’s own personal fire. Her velvety speaking voice entertains us with tales of how you should never run to a funeral of the man who stumbled and died (“Don’t Run Run”) and should you ever find yourself in a village where snoring is a crime punishable by death just start singing instead (“I don’t snore”).

Compassionate observation of humanity

Unknown-2Graced with ambidextrous talents, Joy is mistress of many synths and sound machines, often distorting her voice and playing it back as haunting accompaniment or backing vocals. An impressive wall of sound is at times created between herself and partner as in “Doondari”, where dark voice effects and heavy synth rhythms clash with swirling drum beats as menacing as a locust storm. Contrast this with a playful singing voice that combines rare soothing sweetness and reassuring confidence. ‘No Problem Saloon’ exudes compassionate observation of humanity and wraps it up in multi-textured, exhuberant electronic soundscapes.

 

OY are a wonderful live experience, catch them on stage here!

OY: “No Problem Saloon” (Crammed Discs)

 

Advertisements

Au Canada, avec le batteur des Mama Rosin

Victoriaville (Québec), le 27 juin,

Xavier Bray

J’aurais aimé prendre le temps de raconter ces quinze jours au Québec. Faire d’abord un tour rapide sur l’histoire de ce pays pour ne pas toujours tourner autour du cliché : Conquête des Amériques=Génocide des Amérindiens. Car même si Christophe Colomb a vraiment éradiqué les tribus des Bahamas de la surface de la terre, un peu plus haut, au nord il s’est passé des jolies choses. A l’époque où le Canada n’était qu’une “forêt confuse”.

Ouais ça aurait été bien de raconter comment, par le biais des “truchements”, certains européens ont donné tout son sens au mot “acculturation”. Comment au XVIIème siècle, ces mal-aimés des vieux continents ont traversé le grand océan pour devenir purement et simplement des “indiens blancs”. Raconté par les missionnaires assermentés aux états souverains cette histoire est sordide, mais raconté par ces “coureurs des bois” eux-mêmes, on se permet de rêver que l’homme a du bon en lui. Quand même. Et puis j’aurais, bien sur, pris le temps de raconter notre arrivée à Montréal, où à chaque coin de rue, tu as l’impression de revoir un vieux pote. Ici on ne dit pas “bonjour”. On dit : “bonjour, comment ça va c’matin?”. Et ça change beaucoup de choses.
Ha pis j’aurais raconté notre rencontre avec Lisa Le Blanc, ce petit bout de femme qui ne fait absolument pas semblant de chanter des chansons. Invités ici et là par les bons artistes de notre bon label Bonsound, nous nous sommes sentis simplement bienvenus.

Vous auriez bien rigolé si je vous avais raconté le matin ou j’ai confondu ma crème pour le visage (bah oui quoi… Faut s’hydrater!) avec mon dentifrice, et que…hum…ma tête…”Non madame, c’est pas le soleil, c’est mon dentifrice.” J’aurais sûrement aussi raconté notre périple au nord. Quand on a suivi le fleuve Saint Laurent qui, à 1000 km de l’océan, fait déjà 20 km de large. Les deux day off à Tadoussac qui ont été réduits à un, car on a trouvé un concert pour se payer la bouffe d’un soir. Et puis cerise sur le gâteau, ils nous ont offert un tour en ferry pour aller voir les baleines. Au large du “plus vieux village du Canada” j’aurais raconté qu’il se trouve un mélange étonnant d’eau douce et d’eau de mer qui offre aux grands cétacés de quoi se nourrir en quantité. De mon côté je vous aurais avoué que je me suis chopé une fièvre de cheval dans les 39°, donc les baleines je m’en foutais un peu (mais qu’est-ce que tout le monde a avec les baleines!?!). J’ai donc laissé les touristes japonais et leurs jumelles…(oui moi aussi j’ai trouvé louche que des japonais viennent admirer des baleines…A mon avis c’était plutôt du repérage…enfin je dis ça je ne dis rien). Je me suis donc réfugié dans la cabine pour griffonner quelques poèmes dédier à une déesse lointaine. C’est quand la biologiste a crié “A 9h!!” et que les japonais se sont rués à bâbord que j’ai daigné sortir le bout de mon nez dans le vent glacial. Et puis là, effectivement, voir un troupeau de 60 bélougas nager à coté du bateau m’a impressionné. C’est drôle ces animaux…Ça ressemble à un gros pénis circoncis tout blanc. Bon, oui pardon pour la ressemblance mais allez voir des photos ça saute aux yeux.

J’aurais expliqué comment j’ai été troublé par les indépendantistes Québécois dans ce “Grand” nord. Pas du tout gênés de chanter à tue-tête que l’ennemi juré c’est l’Anglais. J’ai tenté de leur expliquer qu’en France aussi, on avait des rigolos en Corse avec armes et cagoules (en fait non, c’est pas rigolo du tout). Ils n’ont pas aimé la relation je crois. Enfin, de toute façon, je ne me permettrais pas de donner mon avis sur la question. Car un peu chauvin, j’aurais avoué qu’il y de belles choses chez les francophones ici, et que chez les anglophones c’est pas la même.

J’aurais pu parler de la langue du coup. Et notamment d’un mot : “Tantôt”. Je l’adore. Il arrive à exprimer le passé ou le présent. Par exemple : “On ira se boire une bière tantôt” ou alors “c’était bien de se boire une bière tantôt”. Et puis j’aurais pas pu m’empêcher de parler de la peur qu’il y a ici que la langue anglaise devienne trop présente. Pourtant j’explique qu’en France on va faire du shopping alors qu’ici on fait du magasinage.

Aurais-je osé raconter nos concerts devant des Québécois souriants et étonnés de voir des Suisses faire du Cajun.
Où plutôt vous dire comment je me sens lorsque pris d’une de mes sempiternelles insomnies-mélancolie, j’ère à 4 heures du matin dans le hall de l’hôtel à la recherche d’alcool et de tabac.

Ouais, j’aurais vraiment aimé vous raconter tout cela. Mais je ne vais pas passer mon temps devant mon ordi quand même!!
Enfin. Pour certains ça va bientôt être les vacances, alors je vais me mettre en vacance de récits aussi. Et si je suis encore vivant on se verra à la rentrée.
Mais sachez que j’aurais vraiment aimé…

Après le Canada, les Mama Rosin sont visibles sur les scènes suivantes

04.07.2013 – Jazzparade, Fribourg SWITZERLAND
19.07.2013 – Colours of Ostrava, Ostrava CZECH REPUBLIC
20.07.2013 – Gartenfestival, Bern SWITZERLAND
23.07.2013 – Paléo, Nyon SWITZERLAND
24.07.2013 – Les allées chantent, Grenoble FRANCE
25.07.2013 – Les allées chantent, Grenoble FRANCE
26.07.2013 – Les allées chantent, Grenoble FRANCE
27.07.2013 – Blue Balls, Luzern SWITZERLAND
01.08.2013 – Yverdon-Les-Bains SWITZERLAND
02.08.2013 – Esperanzah Festival, Namur BELGIUM
10.08.2013 – Guiness Festival, Sion SWITZERLAND
11.08.2013 – Heitere Open Air, Zofingen SWITZERLAND
16.08.2013 – Sounds of the Forest, Erbach GERMANY
17.08.2013 – Zone Piétonne, La Neuveville SWITZERLAND
18.08.2013 – Theaterspektakel, Zürich SWITZERLAND
20.08.2013 – Mardi Sablés, Excenevex FRANCE
22.08.2013 – Nest Collective / SBC roof top, London UNITED KINGDOM
23.08.2013 – Purbeck Folk Festival, Purbeck UNITED KINGDOM
25.08.2013 – Towersey Festival, Towersey UNITED KINGDOM
26.08.2013 – Greenbelt Festival, London UNITED KINGDOM
16.10.2013 – MaMA Festival, Paris FRANCE

Mehr als nur Mädchen-Musik

Foto by Herbert Zimmermann

Sparen wir uns die Vergleiche mit anderen musikalischen Größen: Heidi Happy klingt nach Heidi Happy!  Eine versierte, vielseitige Musikerin, die nach eigenen Angaben ein „Control Freak“ ist. Die, wenn sie nicht gerade die Folkmusik modernisiert, auch mal musikalisch fremdgeht, ob nun mit GeilerAsDu, Yello oder Zwicker.

 Folk oder Singer-Songwritertum als gängige Genre-Schubladen reichen für eine musikalische Beschreibung von Heidi Happy nicht aus. Die Frau macht mehr, kann mehr und hat privat wunderbarerweise sogar ein Faible für Country-Musik.

Heidi Happy veröffentlicht ihr Album „Hiding With The Wolves“ bei Two Gentleman, einem der besten Label der Schweiz, welches unter Kennern in der Euro-Label-Liga im gleichen Atemzug mit Cityslang oder Excelsior Records genannt wird.

 Was liegt da näher, als sich von Heidi Happy selbst Heidi Happy und auch ein klein wenig die Schweiz erklären zu lassen:

 Wie geht es dem Sedel in Luzern und wie kam es zu der Zusammenarbeit mit GeilerAsDu und zuvor mit Yello?

Heidi Happy Der Sedel ist einer der wenigen noch übrig gebliebenen alternativen Kulturräume Luzerns und ist enorm wichtig für das Kulturgeschehen Luzerns.

GeilerAsDu wollte einen Remix von Who You Are von Zwicker feat. Heidi Happy machen. Sie haben mich dann angefragt, ob das okay wäre und mir eine erste Fassung geschickt, die deutlich langsamer als das Original war. Deshalb wurde mein Gesang verzogen und ich habe entschieden, ihn besser nochmals einzusingen.

Boris Blank von Yello hat einen Song von mir am Radio gehört und sich daraufhin ganz scheu per E-Mail an mich gewendet und gefragt, ob ich eventuell Interesse hätte, auf ihrem neuen Album zu singen. Er hat mir dann Songskizzen geschickt und ich hab ihm erste Entwürfe meines Gesangs und ein paar Backing Vocals-Vorschläge zurückgeschickt, dann haben wir uns bei Yello im Studio getroffen und die Sachen aufgenommen und Boris hat die Sachen danach nochmals neu arrangiert.

 Welche Musik/Künstler hörst du gerade selber gerne?

Heidi Happy Alte Country-Hits, Nina Simone, Feist und seit Neustem bin ich ein großer Fan von Wallis Bird!

Wie viel Instrumente spielst du eigentlich und welches von denen liegt dir besonders?

Heidi Happy Besonders liegt mir nur die Stimme. Im Duo spiel ich noch Gitarre, Loop Station, Kinderschlagzeug, Melodika und Glockenspiel. Auf den neuen Aufnahmen und auf Tour mit Stephan Eicher hab ich auch noch Vibraphon gespielt. Und ab und zu spiel ich auch Blockflöte. Ach ja, und früher spielte ich Klavier und Cello.

Du kommst viel rum. Fallen dir Unterschiede oder Gemeinsamkeiten zwischen deinem deutschen Publikum und dem in anderen Ländern auf?

Heidi Happy Was mir auffällt ist, dass die Leute in jeder Stadt wieder anders sind. Die Deutschen empfinden wir als ein sehr dankbares, wertschätzendes Publikum.

In Deutschland gibt es gerade anlässlich der jüngsten Wahlerfolge der Piraten-Partei eine große öffentliche Debatte zu Themen wie dem Urheberrecht und illegalen Downloads. Wie nimmst du diese Diskussion als Musikerin auf der Durchreise wahr?

Heidi Happy Beim Ausfüllen der GEMA-Liste kommt oft irgendein Kommentar dazu. Wir suchen auch in der Schweiz eine Lösung zu diesem Problem.

In einem Interview auf RegioTV sagst du, dass das deutsche Publikum dich und deine Musik unvoreingenommener wahr nimmt. In der Schweiz dagegen hätten deine Konzertbesucher eher ein Bild von dir vor Augen, wie über dich in den Medien berichtet wird. Was würdest du dir von Journalisten wünschen, wenn sie sich mit deiner Musik bzw. mit dir als Musikerin auseinandersetzen?

Heidi Happy Viel Zeit, und dass sie sich mehr mit meiner Musik als meiner Person auseinandersetzen. Ich würde behaupten, dass meine Musik viel erzählt. Wenn man die Lieder schnell schnell durchzappt, kriegt man die Geschichten nicht mit.


CD: Hiding with Wolves

After her german tour,  Heidi Happy will be playing duo show with Ephrem Lüschinger (keyboards) in Canada and USA.

Canada, Vancouver, The Main, 31.05.2012, Falconnett’s, 01.06.2012.

USA, Portland, Mother Foucault’s Bookshop. 05. 06.2012. Oakland, The Uptwon Nightclub, 08.06.2012. San Francisco, Amnesia Music hall, 10.06.2012. Los Angeles, The Hotel Café, 12.06.2012. San Diego, 98 Bottles, 13.06.2012

%d bloggers like this: