Swiss Vibes live à Paris, chapitre 2: Puts Marie

puts marie

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Puts Marie est un groupe de Bienne éclectique qui avait fait beaucoup parler de lui au début des années 2000. En 2009, le départ aux Etats-Unis du charismatique chanteur Max Usata semblait annoncer la mort du groupe. D’autant que son batteur Nick Porsche n’allait pas tarder à s’illustrer dans un excellent projet solo.

Contre toute attente, Puts Marie a refait son apparition en 2013 avec un enregistrement de six titres, « Masoch ». Teinté de blues, psychédélique, marqué par la voix légèrement fêlée si particulière de Max Usata, Puts Marie revient sur les devants de la scène et frappe dans le mille.

Plus mélancoliques, plus matures et moins dispersés, les Biennois balancent du lourd. « Le fait que chacun de nous se soit consacré à d’autres projets musicaux, nous a permis d’enrichir nos influences, d’être plus ouverts. Mais nos concerts sont toujours forts, vulgaires et bizarres » expliquait Max Usata dans une interview sur ce blog. Les récentes performances de Puts Maris aux Transmusicales de Rennes et à Eurosonic en sont une preuve. Le succès sur YouTube de leur récente vidéo « Pornstar », réalisée dans un cabaret gay, en est une autre. Puts Marie n’a plus peur de se dénuder, au propre comme au figuré. Avis aux amateurs.

En concert au Centre culturel suisse de Paris, le 2 juin 2015 (avec Evelinn Trouble)

Egalement en concert à La Maroquinerie à Paris, le 19 mai dans le cadre de la Tournée Europavox.

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Puts Marie: «Laut, vulgär und skurril sind unsere Konzerte immer noch»

©joelle Neuenschwander

©joelle Neuenschwander

Max Usata, Sänger der Bieler Band Puts Marie, wanderte 2009 kurzentschlossen nach New York aus. Niemand wusste, was aus Puts Marie wird. Und so suchte man neue Perspektiven. Es entstanden sechs Kinder, ein Gitarrenladen, ja sogar eine Broadway-Karriere. Neue musikalische Projekte wurden in Angriff genommen. Die Ankündigung Ende letzten Jahres, dass Puts Marie ihre EP «Masoch» beim Lausanner Label Two Gentlemen veröffentlichen, kam dann auch unerwartet.

Nun sind sie zurück auf der Bühne: Reifer und mit frischen Songs, die eine neue, ernsthaftere Note einschlagen, ohne dabei auf die Energie ihrer früheren Auftritte zu verzichten. Max Usata erzählt uns von den Veränderungen und den Plänen von Puts Marie.

In einem Interview habt ihr gesagt, dass ihr euch während der Auszeit viel musikalisches Know-how angeeignet habt. So konntet ihr bei der Aufnahme von «Masoch» eine andere Qualität in eure Musik einbringen. Inwiefern beeinflusste dies das Songwriting?

Max Usata: Wir redeten damals von zwei verschiedenen Dingen. Einerseits haben wir das technische Know-how gemeint: Unser Gitarrist Sirup hat sich als Sound Engineer immer mehr Wissen angeeignet, indem er sein Tonstudio immer mehr ausbaute und immer mehr Studio-Aufträge an Land zog. Das hatte einen starken Einfluss auf die Soundqualität. Zudem hatten wir das Glück, Leute wie Jeff Stuart Saltzmann und Dave McNair an Bord holen zu können In der Postproduktion hatten beide einen starken Einfluss auf den Sound von «Masoch», auch wenn die Aufnahmen von Sirup schon sehr gut waren.

Anderseits ist die Band über die Jahre durch Tüfteln und durch viel Spielpraxis immer wieder auf neuen Sound gestossen, vor allem was den des Basses, der Gitarre und der Orgel angeht. Das hört man nun auf der neuen Platte. Sicherlich wurde dabei auch das Songwriting beeinflusst. Die Lieder haben viele Instrumental-Parts, was aus dem neuen Sound hervorgeht.

©Jenna Calderari

©Jenna Calderari

Sind die klanglichen Veränderungen in eurer Musik ein Resultat des abrupten Bruchs im Jahr 2009? Wird das Thema in euren aktuellen Songs überhaupt angesprochen?

Max Usata: Nicht direkt, nein. Eher indirekt. Dass sich jeder danach umorientierte und andere musikalische Projekte verfolgte, hatte am Ende wohl am meisten Einfluss, denke ich. Wir und alle um uns herum wurden älter und reifer, was sich auch in einer grösseren Offenheit gegenüber Neuem, Unsicherem und allem, was vor uns liegt, zeigt.

Ihr beschreibt eure neuen Songs als schwerer, ernsthafter, egoistischer. Es ist nicht mehr das oberste Ziel, die Leute zum Tanzen zu bringen oder Party zu machen. Hat das die Art, wie ihr auf der Bühne Musik macht, verändert?

Max Usata: Das ist schwer zu sagen. Es macht ja immer noch unglaublich viel Spass, auf der Bühne Musik zu machen. Was heisst schon Party machen? Ja, vielleicht ist es schwieriger zu den neuen Songs zu tanzen. Laut, vulgär und skurril sind unsere Konzerte aber nach wie vor. Das klingt für mich eher nach Party als bloss wildes Getanze.

Ihr seid in den letzten Jahren sesshafter geworden. Wie sehen eure Pläne aus? Zieht es euch ins Ausland?

Max Usata: Ins Ausland? Ja, bitte! Unbedingt! Das wird nur eine Frage von guter Organisation sein. In der Vergangenheit haben wir sehr oft im Ausland gespielt und uns liegt viel daran, dies auch weiterhin zu tun. Puts Marie gehört ins Ausland. Sowohl was die Musik als auch die Einflüsse anbelangt, fühlen wir uns dort zu Hause. Wir haben viele Freunde ausserhalb der Schweiz und wollen auch für sie spielen. Es gibt dort andere Bühnen, andere Stimmungen und andere Situationen, die wir mit vielen guten Erinnerungen verbinden. Und nach Japan wollen wir auch!

Die EP «Masoch» ist am 10. Dezember 2013 bei Two Gentlemen erschienen. Am 29. Mai 2014 treten sie an der Bad Bonn Kilbi auf.

Und noch: Neuchâtel, Festi’Neuch am 13. Juni. Zurich, Wipkingen Openair am 20.Juni. Pully, For Noise Festival am 23. August. Orprund, PFF, am 29. August. Tavannes, am Le Royal am 7. November

 

Sex & Videos & Rock’n’roll

La pop suisse s’est trouvée un nouvel étendard visuel: tous à poil!

Une obsession de la jambe à l’air qui transcende les “genres” de la folk au slam. Oubliée la grande déclaration de Clémenceau, “le meilleur moment de l’amour, c’est quand on monte l’escalier“. Ce qui compte maintenant, c’est de faire tomber la feuille de vigne.

Anna Aaron “Linda”
On aurait pu croire la Bâloise aussi sage que ses chansons

Dans son précédent clip “Stellarling”, Anna Aaron se montrait en Piéta dans les bois, tenant délicatement son hipster christique sur ses genoux, avec la douceur d’un cours de catéchisme. Mais sur “Linda”, elle oppose sa beauté froide et ses rondeurs serrées dans un pull moulant, au corps nu, terriblement sec, de la danseuse et performer Oriana Cereghetti.

Introduction plastique, anti-érotique, à la morphologie humaine qui s’offre aux regards devant un mur noir et quelques néons. L’esprit torturé par Godwin pourrait y trouver des réminiscences contemporaines des “Dieux du stade” (ceux du documentaire allemand avec Leni Riefensthal, pas le calendrier des rugbymen français), pourtant si éloignées des jolies élégies de son dernier album “Neuro”, à paraître en Suisse le 28 février (et en France le 11 mars).

Kadebostany “Jolan”
Erotisme crypto-fasciste et vaguement sado-maso…

C’est  le parti-pris visuel des derniers clips de Kadebostany. Alors même que la fanfare électro semblait plutôt lorgner du côté des anciennes démocraties populaires de l’Est, le grand leader Kadebostan, en costume d’apparat, s’y montre toujours entouré de deux amazones aux jambes gracieuses et aux poses ouvertement lascives sous l’uniforme. Sans hésiter à enlever le haut parfois, mais toujours de manière fugace.

Comme chez Anna Aaron, ces visions subliminales s’appliquent sur fond noir et néons clinquants, pour mieux mettre en valeur cette esthétique d’une froideur infinie. Un choix d’autant plus étonnant que les paroles de “Jolan” semblent dire le contraire de ce qui est montré ” Ho, je me sens si haut quand tu es prêt de moi […] et je suis sûr que nous pourrons traverser l’univers” chante Kadebostan avec un romantisme insoupçonnable derrière se poses martiales.

Puts Marie “Pornstar”
Chez les Puts Marie, on se fait plus explicite…

Les rockers de Bienne, parmi lesquels Nick Porsche, réanimés après une longue période de sommeil, ont frappé un grand coup avec “Pornstar”, tiré de leur EP, au titre tout aussi transparent, “Masoch”. Emmenés par leur chanteur-acteur de théâtre, Max Usata, ils ont recréé en studio une sorte de boîte échangiste délirante, presque sortie d’un film de Fellini, où les corps plus ou moins gracieux se mêlent sans complexe dans un même élan hétéro et gay-friendly. Un choix qui a le mérite de faire sens: leur nouvel album, mi-rappé, mi-chanté, les voit explorer l’auto-destruction et la provoc authentique.

 

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