Les fièvres électrisantes de Puts Marie

© Alessandro Della Bella/m4Music

© Alessandro Della Bella/m4Music

Préliminaires fiévreux le 26 mars à Lausanne à l’enseigne de la 18e édition de m4music. Le festival dédié principalement à la scène et au marché suisse de la musique, qui se prolonge à Zurich les 27 et 28 mars entre conférences, workshops et concerts (Jungle, MØ, Verveine ou Yellow Teeth), a pris ses quartiers au studio 15 de la RTS entre le dancehall décapant de Muthoni The Drummer Queen, la soul futuriste de Sohn et le rock vénéneux de Puts Marie. Les Biennois clôturant la soirée avec leur répertoire diaboliquement lascif, mélancolique et mélodique qui fait parfois songer au dEUS des débuts.

Un retour inspiré

Au terme du longue parenthèse, le quintet réapparu à l’hiver 2013 avec le mini-album “Masosch” n’en finit plus de séduire loin à la ronde. Entre le Prix culturel de la ville de Bienne et les festivals prestigieux (Transmusicales de Rennes l’hiver dernier, Printemps de Bourges, The Great Escape, Paléo et Vieilles Charrues sous peu), leur cote ne cesse de grimper. A juste titre tant les variations d’intensité des prestations de Puts Marie se révèlent ensorcelantes. Entre accents progressifs, élans psychédéliques à l’orgue Farfisa, fracas saturés évoquant par endroits Nirvana et climats d’une moiteur interlope, Puts Marie a sans peine et avec beaucoup d’âme électrisé le m4music.

Le concert du groupe aux dix ans de carrière, retransmis en direct dans l’émission « pl3in le poste » de Couleur 3, débute dans un calme instrumental trompeur. Une torpeur vite dissipée par une succession d’orages desquels se distinguent entre autres « Tell Her To Come On Home », relecture de Little Mack with Sun Ra & His Arkestra. Cardigan noir sur polo orange, Max Usata habite les morceaux de sa voix atypique oscillant entre graves et aigus et se travestissant au gré des atmosphères, du hanté « Obituaries » sur voix filtrée aux airs délurés irrésistibles du mélodique “Pornstar”.

Si vous raté Puts Marie, découvrez-les  lors de l’un de leurs prochains concerts:

21 April 2015 – Les Docks – Lausanne (CH)
28 April 2015 – Printemps de Bourges – Bourges (FR)
2 May 2015 – Café du Soleil– Saignelégier (CH)
14 May 2015 – The Great Escape – Brighton (UK)
18 May 2015 – Chabada (Europavox) – Angers (FR)
19 May 2015 – La Maroquinerie (Europavox) – Paris (FR)
20 May 2015 – La Vapeur (Europavox) – Dijon (FR)
21 May 2015 – Brise Glace (Europavox) – Annecy (FR)
22 May 2015 – Le Transbordeur (Europavox) – Lyon (FR)
23 May 2015 – Fac’tory (Europavox) – Clermont-Ferrand (FR)
29 May 2015 – Kilbi Festival – Düdingen (CH)
30 May 2015 – This is not a Love Song – Nîmes (FR)
02 June 2015 – Centre Culturel Suisse, Carte Blanche à Swiss Vibes – Paris (FR)

 

The beat of Swiss electro pop is TRUE

true_0070-5

Flying the flag for Swiss indie electro pop, TRUE are highly creative Bern-based duo formed by Daniela Sarda on vocals & keys and Rico Baumann on keys, drums, drum machines & sound design. Emerging out of the jazz scene and having cut their teeth on numerous musical projects, the duo came together just over two years ago with the aim of putting their brand of sleek, elegantly-produced synth beats on the European electronica map.

Their sound is deliciously enveloping

True to their aim, the duo have already gained quite a reputation for their sultry, downbeat singles and EPs which are always accompanied by exquisitely made art-house videos directed by film duo Nicole Pfister and Kapuly Dietrich. Their sound is deliciously enveloping due to many strong ingredients: Daniela’s rich sultry voice very apt at carrying emotion, haunting synth arrangements and sparse, compelling beats. As Rico explains, “We like songs that you could play on a guitar or piano, and we put it into an electronic context”. Singles like ‘What I’ve Lost’ and ‘Colors of my Estimation’ are late-night slow-burners that cast shadows on the musical landscape. The lyrics are full of bitter-sweet introspection which hint at the origins of the groups name – “a commitment to unadulterated truth”.

A collectable item in a precious series

Visually, each video and photograph is a studied performance in itself. Not only are True’s videos filmed with a fully live rendition of the song, but each clip has its own particular style, colour and tone, almost as if it were a collectable item in a precious series. The quirky, upbeat ‘Vertyko’ is a seamless take of Japanese 80s-style choreography, blueish hues, mixing up the retro with the futuristic. The timbre of ‘Colors of my Estimation’ is sombre and monochrome to match the moody beats whereas ‘What I’ve lost’ comes at you with dazzlingly bright lights, white attire and a sharp, bouncy rhythm.

Championed regularly by BBC Radio 1 and 6 Music, the duo can be seen at the prestigious M4 festival on the showcase stage at the Moods club in Zurich on 28th March. Keep an eye on this classy Swiss synth pop outfit, released on Mouthwatering Records out of Bern, their name is and their aim is TRUE.

Interesting additional reading: an in depth article entitled “Switzerland: in the creative Spirit” on The Formant blog where TRUEKamikazeSnow GhostsLen Sander among other artists from the Swiss electronic scene are well represented.

 

 

Paralog @ Live in Vevey

Comment dire.
Il s’agit du plus beau trio de jazz suisse du moment. C’est à en perdre ses superlatifs.

photo paralogGabriel Zufferey (p), Christoph Hutzinger (b), Domi Chansorn (dm)

A la composition et au piano, l’extraordinaire genevois Gabriel Zufferey, petit prodige qui a commencé tout gamin aux côtés de Daniel Humair, et dont la fougue et le cœur laissent toujours pantois; à la batterie, Domi Chansorn, batteur multi-instrumentiste touche-à-tout, toujours avec ce beau feeling souple qu’on retrouve d’ordinaire plutôt chez les félins que chez les humains; et enfin Christophe Utzinger à la contrebasse, clef de voûte sobre et solide du puissant groove général.

Paralog allie virtuosité et inventivité, en partant à la recherche d’un langage propre, parallèle, paralogue. Des improvisations élaborées comme une toile sur laquelle s’organiseraient repères et émancipations. Une musique toujours au maximum de sa force, même dans les instants de retenue, et toujours dans un feu d’harmonies.

Un album est en préparation, et le groupe est en résidence à “Live in Vevey” au Théâtre de l’Oriental à Vevey tout prochainement. C’est évidemment à ne pas manquer.
Le site de Paralog

Live in Vevey – Théâtre de l’Oriental (rue d’Italie 22, 1800 Vevey)
du 25 mars au 4 Avril 2015
mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 20h
Entrée au chapeau
le site de Live in Vevey

A écouter également le 31 mars dans l’émission Jazzz sur Espace 2

%d bloggers like this: