Label Suisse : its a global thing…

affiches_basse_def_avec_logos” Ce qui ne tue pas rend plus fort.” Fin 2011, lorsque la Radio Télévision Suisse annonçait son désengagement financier de Label Suisse, le festival bisannuel était donné pour mort. Mais les acteurs musicaux de la scène romande se sont mobilisés : une association est née et l’édition 2012 a pu être assurée.

Grand Prix suisse de musique

En 2014, Label Suisse s’impose désormais comme un vrai rendez-vous multigenres, interrégional et multimédia puisque la plupart des concerts sont rediffusés en direct ou en différé sur les ondes de la RTS. C’est en son sein qu’aura d’ailleurs lieu la première cérémonie de remise du Grand Prix suisse de musique le 19 septembre (100’000 francs au vainqueur, 25’000 francs à chacun des quatorze nominés).

Un nom à réinventer

Julien Gross, président de l’association, explique : « En 2012, nous avons hérité d’un nom, mais tout était à réinventer au niveau de la structure et de l’organisation. Nous avons choisi une approche globale en renforçant l’ouverture vers les musiques jazz et classique. Nous avons également voulu nous affirmer comme un festival national, avec des concerts rediffusés sur les trois chaînes radio romande, suisse-allemande et tessinoise ».

2014

De fait la programmation de l’édition 2014 brille de tous ses feux avec des concerts de jazz à l’Auditorium et l’Atrium de l’EJMA, des concerts classiques à l’Eglise Saint-François ainsi que de la pop, du rock, des musiques électroniques et du hip hop dans les principaux clubs de la ville. Avec une belle brochette de groupes suisses-allemands et tessinois, Label Suisse porte un coup de plus dans une barrière de roesti qui ressemble de plus en plus à un Emmental*…

On ne peut donc que chaudement recommander aux spectateurs lausannois de réserver leur week-end des 19-20 et 21 septembre et aux autres Helvètes de brancher leur poste radio.

Impossible de citer tout le monde, mais voici quelques propositions – totalement subjectives -pour chacune des soirées du festival :

Les extrémistes de Puts Marie et Camilla Sparksss au Bourg le vendredi 19 septembre dès 20 :00

Du très bon hip hop avec Murmures Barbares, Tweek, Rootwords aux Docks le samedi 20 septembre

Du prestige avec la création “Avant l’Aube” Erik Truffaz, Franz Treichler et l’OCL dimanche 21 septembre, en fin de matinée, sur la Place Centrale.

Pour avoir le détail de tous les groupes, rendez-vous sur le site Internet du festival

A vos marques, prêts…

*Je précise aux lecteurs français de ce blog que c’est bien notre Emmental national qui est un fromage à trous et non le Gruyère comme vous continuez de le prétendre…

Advertisements

Les judicieux mélanges de Label Suisse

RoninDu 13 au 15 décembre,  Label Suisse a frappé un grand coup en investissant les clubs Lausannois. Plus que jamais le festival gratuit bisannuel a mélangé les genres. A signaler en particulier une soirée jazz qui a démarré au D’Club avec l’incroyable Nik Bärtsch et son groupe Ronin. Jouant sur les répétitions, les modulations, les combinaisons infinies de phrases musicales, ce groupe tient sur l’incroyable précision de ses musiciens. Mention spéciale au leader de l’ensemble ainsi qu’au batteur Kaspar Rast et à la personne aux lumières, dont les changements d’éclairage semblaient être calculés au centième de seconde.

Guillaume PerretA peine le temps de souffler et de s’extraire du temple de la dance music qu’il faut se précipiter de l’autre côté de la rue, à la Mecque du rock (Le Romandie) pour voir Guillaume Perret se déchaîner sur son sax et ses pédales d’effets. Que dire ? Par moment on a l’impression que son souffle part de ses tripes, le transperce et se transmet comme une onde à l’entier du public, sous le choc. La classe. « En plus du mélange des styles, cette édition a mélangé les publics, souligne Marc Ridet coordinateur et âme pensante de ce Festival dans lequel on croise aussi des programmateurs de haut vol (Jazz à Montréal, les Eurockéennes, les Nuits du Botanique). A l’église Saint-François le samedi la prestation de Francesco Salis et de la chanteuse de gospel La Velle Duggan puis celle d’Olivia Pedroli furent remarquées. « Le festival a prouvé que la musique suisse fédérait le public suisse. Avant les Romands avaient tendance à se tourner culturellement vers la France. Maintenant, ils sont plus sensibles à ce qui se fait en Suisse allemande. Paradoxalement, les Suisses allemands chantent d’ailleurs désormais pour la plupart en anglais ! »

Pas étonnant dès lors, que deux des groupes les plus remarqués furent deux groupes hybrides, tous deux originaires de Genève. The National Fanfare Kadebostany et son mélange de cuivres, de techno et les Mama Rosin qui conjuguent bayou et énergie punk !

>Ecoute et extraits des concerts sur le site de la RTS.
>Ecoute de la compilation numérique Label Suisse ici!
>Et encore le festival vu par les Français avec le reportage audio de Solnix écoutable sur le site Internet de Télérama.

Départ en foudre pour Label Suisse

Velvet-Two-StripesHier soir, Label Suisse a investi le studio 15 de la Radio Suisse romande. De quoi nous rappeler qu’en 2004, lors de la première édition du festival, c’était toute la maison de la radio de La Sallaz qui avait ouvert ses portes aux artistes suisses. Depuis, le festival lausannois a grandi de façon exponentielle chaque deux ans, jusqu’à atteindre son apogée en 2010 lorsqu’il investissait l’ensemble de la place de l’Europe et du Flon, tel un open air urbain.

En 2012, Label Suisse a fait du régime. Ce qui n’est pas pour nous déplaire. Il investit désormais les principaux clubs de la ville  (Le Bourg, le Romandie, le D ! Club, les Docks). « L’avantage de cette nouvelle formule est que cela nous permet d’être plus pointu explique Laurent Pavia, rédacteur en chef adjoint de la rédaction musique à la RTS, on n’a plus besoin de chercher une tête d’affiche qui attire 6000 spectateurs ».

Au Studio 15, ce sont donc les Saint-Galloises de Velvet Two Stripes qui donnent le coup d’envoi. Une vraie découverte. Trois très jeunes filles – une blonde, une rousse et une noiraude – côte à côte au centre de la scène. Une caisse claire, un clavier, un synthé, une basse et un ordinateur portable constituent l’essentiel de leur instrumentation. Sara Diggelmann à la chevelure rousse tient la guitare. Sa sœur, la blonde platine Sophie, le micro et Franca Mock les claviers. Mais chez les Velvet Two Stripes rien n’est vraiment fixe. La chanteuse peut devenir batteuse et le clavier se mettre à chanter. Autour de leur instrumentation minimale, les trois jeunes filles tournent et se relayent, traversées par la même énergie viscérale. Leur premier single « Supernatural » semble défier les lois du son alors que leur dernière composition « Fire » est un blues psychédélique de la meilleure facture. A la fin de leur concert, le public est chaud bouillant. Et la carrière de ces trois-là, entamée il y a une année, semble vouée à un avenir fulgurant.

A voir la vidéo ci-dessous et à télécharger gratuitement ici le morceau Hellbound.

Des extraits du concert d’hier soir sont également visibles sur le site de la RTS.

%d bloggers like this: