Plaistow, video and interview…

Cyril Bondi

Cyril Bondi

Three questions to Cyril Bondi, drummer of Plaistow, a  band formed in 2007, currently kicking up a storm everywhere they play. Plaistow’s next album, “Citadelle”, will be released on Two Gentlemen Records in April.

Interview first published in french in May 2011. Translation: Beatrice Venturini. Photographer: Raphaelle Mueller

What does Plaistow mean?

Cyril Bondi : Plaistow means two things. Firstly, it’s a disused metro stop in London. Many of our compositions refer to the metro because we love everything that is underground. It’s another way of saying that we can always dig. Plaistow is also a track by Squarepusher. We later found out that it’s also a playground, which fits in nicely with the spirit of the band.

Why have you chosen such a classic format as the jazz trio?

Vincent Ruiz

Vincent Ruiz

Cyril Bondi: We have fun with it. We act as if we were a jazz trio but in fact we transcend this format by bringing to it a dub, punk or electro side. There has always been this desire to gather up extremes, to bring together all our basic different influences. Johann Bourquenez, the pianist, comes from electronic music. Raphaël Ortis, our former bassist, from metal. Vincent Ruiz, our new bas player, comes from jazz. As for me, they say I come from jazz, but I think I come more from improvised music. All three of us have strong personalities and the formula ‘piano-bass-drums’ is the most comfortable for us, it allows us the most freedom to play. We never play any of our tracks the same way twice.

You’re often labelled with the term ‘post-jazz’, does it suit you?

Cyril Bondi: This ‘post-jazz’ idea actually came from us; it’s handy because it doesn’t really mean anything and it allows us to go far and wide with it. In the same track there are moments where we try to just improvise together, others where we try to play the same thing over a long stretch, and others again where we slow things down to the max. And then we might decide to throw ourselves into pure noise…..


Johann Bourquenez

Johann Bourquenez

Plaistow au Cully Jazz Festival

Puisque le Cully Jazz Festival bat son plein, il est temps de parler des  groupes suisses qui se bousculent dans tous les coins de cette manifestation au franc succès.

Samedi 26 mars dans l’après-midi, Plaistow jouait au caveau Sweet Basile. L’occasion de poser trois questions à Cyril Bondi, le batteur de  cette formation créée en 2007 et qui fait sensation partout où elle passe.

Que signifie Plaistow?
Cyril Bondi Plaistow signifie deux choses. C’est une station de métro désaffectée de Londres. Plusieurs de nos compositions font référence au métro, parce que nous aimons tout ce qui est souterrain. C’est une façon de dire qu’on peut toujours creuser. Plaistow c’est aussi un morceau de Squarepusher. Nous avons appris par la suite que c’était également un terrain de jeu. Ce qui colle bien avec l’esprit du groupe.

Pourquoi avoir choisi un format aussi classique que celui du trio jazz!
Cyril Bondi: On s’amuse avec ça. On fait comme si on était un trio jazz, mais on transcende ce format en y amenant un côté dub, un côté punk ou électro. Il y a toujours eu cette envie de rassembler les extrêmes, de rassembler nos influences de base. Johann Bourquenez, le pianiste, vient de la musique électro, Raphaël Ortis, le bassiste, du métal. Quant à moi, on dit que je viens du jazz, mais je viens plutôt des musiques improvisées. Nous sommes tous les trois de fortes personnalités et la formule piano-basse-batterie, c’est la forme la plus confortable, qui nous permet la plus grande liberté de jeu. Nous ne jouons jamais nos morceaux deux fois de la même façon.

On vous colle l’étiquette post-jazz, est-ce que cela vous convient?
Cyril Bondi: C’est nous qui avons lancé cette idée de “post jazz” parce que cela ne veut rien dire et parce que ça nous permet d’aller beaucoup plus loin. Dans le même morceau, il y a des moments où l’on cherche uniquement à improviser ensemble, d’autres où l’on cherche à jouer très longtemps la même chose, d’autres encore où l’on ralentit au maximum. Puis on peut se lancer dans du noise…

Plus que par mots, la musique de Plaistow est à voir, à entendre- Ci-dessous un extrait du concert à Cully:

Et si ça vous a plu, ici un morceau complet lors d’un concert en Russie où il est question d’OVNI et d’un certain Jack Bambi…

Enfin la politique du groupe en matière d’Internet est également très libre. Toute sa musique (son CD “The Crow” ainsi que les singles qui ont précédé) est en téléchargement gratuit sur internet. Rendez-vous donc sur http://www.edogm.net/plaistow

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