Preview: Klaus Johann Grobe at For Noise

© Paléo / Boris Soula

© Paléo / Boris Soula

I can’t pay a bigger compliment to Klaus Johann Grobe than to say they make me want to learn German (I’m actually looking at courses in London now). For the moment I freely sing along to their album Im Sinne der Zeit not knowing what on earth I’m saying. When I got the CD I played it every morning, over and over, because it made me so happy.

A minor-key world of melancholy and sensuality

My interest in KJG was immediate. I was due to see them at the Great Escape festival in Brighton in May and so I did some research on YouTube (of course). I found a live version of ‘Traumhaft’ and the very first chords of Moog/Farfisa synths pricked up my ears – the sound was so dandy, almost comical, and yet honest and soulful. The vocals seemed to dwell in a minor-key world of melancholy and sensuality, entwined with a thread of quiet optimism. It sounded nostalgic for DIY culture and a time of simplicity yet was progressive and fresh.

© Paléo / Boris Soula

© Paléo / Boris Soula

The irresistible synth sensibility of Sevi

Their show confirmed me as a fan and I literally barged people out of the way so I could be near the front (I avoided the very front row as I was aware my stalker-grin might scare the band). It was the irresistible synth sensibility of Sevi Landolt that drew me to them, but the equally genuine and clever rhythm section of Daniel Bachmann on drums and Stephan Brunner on bass (for the live shows) made this trio greater than the sum of its parts. I cornered their manager (who happens to be a great guy from Liverpool), gushed about how much I liked them and got a CD – then I gushed about how much I loved the CD cover. My gushing hasn’t stopped.

A serious depth of musical knowledge

On the album, tracks such as ‘Koffer’ give a sense of The Doors metamorphosing into The Jam via Herb Alpert. There are wafts of garage band, psychedelia and post-punk outfits like Howard Devoto’s sharp and lyrical, Magazine. Sevi throws us scraps of groove that the keyboard King, Jimmy Smith, would even nod his head to. You sense there is a serious depth of musical knowledge that underpins their unique ideas, but they draw on influences without being derivative.

KlausJohannGrobeThese guys aren’t afraid of an easy listening sway

‘Les Grecks’ still makes me chuckle as it wafts in memories of Peter Fenn’s music for the TV quiz show, ‘Sale of the Century’. These guys aren’t afraid of an easy listening sway or blowing an unashamedly romantic mist onto tracks like ‘Vergangenes’. If they keep their timing, simplicity and never try to be anything except genuine, I’m sure I will stay hooked. In fact I’m coming all the way to Switzerland to see them play the For Noise Festival in Pully on Thursday 20 August (I’ll be near the front with a big stalker-grin on my face…).

20.08. For Noise, Pully (CH)
21.08. C/o Pop, Köln (GER)
22.08. Dockville, Hamburg (GER)
09.09. Daba Daba, San Sebastian (ESP)
10.09. Moby Dick, Madrid (ESP)
11.09. Psych Fest, Zaragoza (ESP)
12.09. Sala Apolo, Barcelona (ESP)

Dans la caverne de Fai Baba

photo_fai_baba_01Sur la scène du Bourg, Fabian Sigmund, alias Fai Baba surprend avec sa formation trio aussi minimale que puissante. D’abord il y a la voix, une voix qui peut partir très haut, dans un registre habité et qui ne colle pas forcément avec la silhouette longiligne et les mouvements de ce corps nerveux. Un décalage intrigant qui accroche d’emblée. A ses côtés, bassiste et batteur suivent, amplifient et bousculent ce blues bruitiste traversé de fulgurances rock et punk. Les rythmes se cassent pour faire place à de longues parties instrumentales. Deux guitares (une simple et une douze cordes), quelques pédales d’effets, Fai Baba met ses tripes à l’air sans avoir l’air d’y toucher. Une reprise de Townes Van Zandt et des clins d’œil à beaucoup de tendances rock confirment que l’homme est un fou de musiques.  Fai Baba salue, annonce qu’il vend ses CDs et passe illico à l’acte en extirpant une mallette planquée sur un des côtés de la scène. A l’intérieur ses deux CD dont le deuxième, « She’s The Guru », vient de paraître. Il fait état d’une musique nettement plus orchestrée que ce que le Zurichois vient d’envoyer sur scène. Pourtant Fai Baba l’a conçu presque entièrement seul. Explications.

Comment avez-vous réalisé « She is My Guru » ?

Fai Baba Cet album s’est fait en six mois. Je me suis enfermé dans un local de répétition à Zurich et j’ai commencé à faire des loops, à expérimenter des sons avec une table de mix huit pistes. En six mois les bases du disque étaient faites. Puis je suis parti à New York pour le terminer. J’ai travaillé dans le studio de Tony Maimone, qui a été longtemps le bassiste de Père Ubu.

Comment avez-vous rencontré Tony Maimone ?

Fai Baba Par hasard. J’aidais un ami à organiser un marché d’habits d’occasion pour enfants. En discutant avec une femme, je lui ai dit que j’étais musicien. C’était la belle sœur de Tony Maimone et elle m’a mis en contact ave lui. J’ai découvert un nerd qui aimait comme moi la musique organique et travailler en analogique.

Fai Baba_02Depuis combien de temps travaillez-vous tout seul ?

Fai Baba  A 14 ans, j’ai commencé à jouer dans un groupe et je traînais pas mal avec un ami plus âgé et plus au courant. C’est lui qui m’a appris à m’enregistrer sur un magnéto à bandes et j’ai tout de suite trouvé ça plus cool que de bosser avec un ordinateur.

Comment procédez-vous?

Fai Baba J’ai toujours joué avec les rythmes en plus de la guitare. Dès que je touche un instrument, il y un son spécifique pour moi. Je vais par exemple faire un son de grosse caisse avec le pied. Je le sample et je le rejoue. Ça me donne une base à partir de laquelle je construis. Ce sont des choses très simples parfois une simple note. La technique s’inspire du hip hop, mais l’esprit vient du blues.

Comment avez-vous découvert le blues ?

Fai Baba Je jouais dans un groupe. On est passé par tous les style, du hip hop à du rock façon Radiohead, puis façon Pink Floyd, puis façon Sonic Youth ! Je suis ensuite parti en Inde avec ma guitare. Ce sont des travellers qui m’ont initié au blues. Quand je suis rentré, je me suis retrouvé à faire une première partie de concert tout seul à la guitare. C’est là que j’ai réalisé que je voulais jouer solo.

Vous semblez avoir une collection impressionnante d’instruments et de synthétiseurs?

Fai Baba Je ne sais pas combien j’ai d’instruments. Ça remplit une pièce chez moi. Ça me stresse d’ailleurs car je vais devoir déménager bientôt… J’ai toujours aimé les sons vintage, les instruments. Mais je ne suis pas assez riche… Récemment mon amie a déniché un orgue Ace Tone (orgue portable électronique beaucoup utilisé dans le rock américain des années 60). Je l’ai utilisé sur ce disque

Puis vous avez convié d’autres musiciens à vous rejoindre, quels ont été leurs apports ?

Fai Baba Quand je demande à quelqu’un de venir jouer sur mon disque, je sais exactement ce que je veux, le son qu’il va m’amener. Mais j’aime que le processus soit instantané, radical.

Votre dernier album s’intitule « She is the Guru ». Qui est votre gourou ?

Fai Baba Une fois l’enregistrement terminé, j’ai remarqué que je n’avais fait que des chansons d’amour. Quand on pense à un gourou, on pense d’abord à un homme. Ça m’a amusé de dire : « Elle est mon gourou ». Un « elle «  qui renvoie à la femme en général, ma muse autant que mon gourou.

“Julia”, chanson qui figurait sur le premier album de Fai Baba (“Snake Snake”) est téléchargeable sur le bandcamp de Swiss Vibes et écoutable ici:

 

Nouvel album: Fai Baba, “She Is My Guru” (A Tree in a Field Record/Irascible)

Hathors aux Eurockéennes de Belfort

Lors de la de la finale du concours permettant de décrocher une place fort convoitée aux Eurockéennes de Belfort, les trois musiciens de Hathors, orginaires de Schaffouse avaient un petit avantage sur leurs concurrentes féminines, Anna Aaron et La Gale. Ils s’étaient placés sous la protection de la déesse égyptienne Hathor, divinité de l’amour de l’ivresse, de la beauté, de la musique, de la danse. Comme quoi les Dieux rendent bien des services. Et sous celle de Couleur 3 aussi qui adorent jouer leur premier CD, paru l’an dernier. Trio basique – guitare-basse-batterie – Hathors est un groupe de l’extrême, quelque part entre punk, garage et métal. Si vous voulez (ré)écoutez le concert et interview, c’est dans Couleur 3 Live.

Ci-dessous la vidéo de leur chanson “Keeping Secrets”

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