Oy, from Berlin with love…

C’était il y a quelques mois, à Berlin. Joy Frempong, alias Oy, investissait une ex piscine reconvertie en centre d’art (le fameux Stattbad) pour une mini concert privé organisé par et pour la chaîne française Mezzo. L’occasion où jamais de connaître les raisons qui ont poussé l’ancienne vocaliste du groupe Stade avait quitté Zürich pour déménager dans la capitale allemande.

Joy Frempong :

1) parce qu’elle pouvait le faire: « Cela peut paraître idiot, mais en tant que musicienne, je peux travailler n’importe où. Je suis née au Ghana, j’ai grandi en Suisse : il était logique que j’essaie de m’installer ailleurs… a fortiori dans une grande ville où l’art n’est pas considéré comme une niche et concerne presque tout le monde. Ce qui reste étrange, tout de même, c’est que je continue à faire l’essentiel de mes concerts en France et en Suisse, pas à Berlin. Cela a un bon côté, cependant : je peux me consacrer entièrement à l’écriture, à l’écart du circuit, dans mon propre studio ».

2) pour trouver un environnement propice à son travail solo : «  mon travail en solo prend finalement beaucoup d’espace, avec son mélange de jazz, d’électro intime, de voix samplées, d’expérimentations sonore… et l’espace, je ne peux le trouver qu’à Berlin avec ses grandes friches ou ses appartements peu chers. C’est réellement un environnement que je peux relier à ma musique, aux sensations qu’elle procure et qu’elle me procure. ».

 3) pour faciliter les collaborations : «Il y a tellement d’artistes à Berlin que je n’ai aucun mal à échanger ou à collaborer. A Zürich,  j’avais beaucoup travaillé avec d’autres musiciens, comme Stade ou Filewile, mais ici, c’est encore mieux ! J’ai notamment pu participer au projet jazzy hip hop de Sig, « Free Cinematic Sessions », en enregistrant mes voix dans mon studio… »

 L’émission Jazzed Out In Berlin avec Oy a été diffusée sur Mezzo en juin 2012. Oy sera en concert au Festival de la Cité samedi 14 (arches du Pont Bessières),au Festival de la Bâtie à Genève le 11 septembre et à la Cigale (en première partie de Sandra Nkaké) le 13 octobre dans le cadre du Festival île de France

I

Imperial Tiger Orchestra & Hamelmal Abaté à Paris

Le 10 septembre 2011, les Genevois d’Imperial Tiger Orchestra ont invité une grande dame de la chanson éthiopienne Hamelmal Abaté à célébrer avec eux le Nouvel An éthiopien à la Salle du Faubourg de Genève. Aux côtés d’Hamelmal Abaté et Bethelem Dagnachew au chant, ont également été invités Endress Hassan, joueur de masenqo et deux danseurs. Un vieux rêve rendu possible grâce au Festival de la Bâtie. Cinq jours plus tard, le big band ethio-suisse a remis ça à Paris, au Point Ephémère. D’une salle de 500 places où ils jouaient à guichets fermés, les 7 tigres et leurs invités passent à une petit club alternatif sur les quais du Canal Saint-Martin. Une ambiance intimiste, un set resserré et les voilà qui mettent le feu au public, constitué d’Ethiopiens et de Français. Avec en prime quelques acteurs influents de la scène world parisienne, dont Françis Falceto, alias Monsieur Ethiopiques, Martin Meissonnier (qui a récemment produit les disques de Seun Kuti et Aziz Sahmaoui), Philip Conrath du Festival Africolor. Quelques membres de Tinariwen en répétition dans le quartier sont même venus jeter un coup d’œil et s’essayent à la danse Ekesta! Tout ce beau monde groove et chaloupe, chacun à sa manière, preuve supplémentaires que les musiques éthiopiennes rassemblent les cultures. En fin de concert, la diva éthiopienne, galvanisée par l’ambiance, descend finir son set dans le public. Jugez du résultat sur la vidéo ci-dessous. Pour info, le Blanc, coiffé d’un chapeau, qui danse avec Hamelmal Abaté n’est autre que Jean Karakos, fondateur du label Celluloïd aka M. Lambada, filmé par Martin Meissonnier. Marrant, non?

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