Erik Truffaz, comme à la maison…

Le trompettiste franco-suisse Erik Truffaz a bien roulé sa bosse. Une quinzaine d’albums dans des formations variées, des tonnes de rencontres et d’échanges, mais un noyau dur, une formation à laquelle il revient toujours: le quartet. Avec Marcello Giuliani ( basse), Benoît Corboz (aux claviers, suite au départ de Patrick Müller l’an dernier) et Marc Erbetta (batterie). Un an après la sortie de «In Between» sur Blue Note ces quatre-là s’offrent une tournée des clubs suisses. Un classique et un must!

Pas vraiment de bonne vidéos de cette formation sur le net à déguster en apéritif. Une raison de plus de vous déplacer en chair et en os. Et en avant goût une vidéo-gag “un concert à l’emporter” avec Ed Harcourt qui me plaît bien:

Ci-dessous, le détail des concerts:

Lausanne, le Bourg, le 29 novembre
Genève, Alhambra, le 30 novembre
Fribourg, Le Nouveau Monde, le 1er décembre
Zurich, le Moods, le 3 décembre

Le disque de septembre de Swissvibes: Anna Aaron

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Anna Aaaron est de ces artistes qui avancent à grands pas. Après sa tournée avec Erik Truffaz (voir vidéo ici), elle balance un nouvel album qui fait l’unanimité dans la presse suisse. Le Courrier qualifie le morceau-titre «King of the Dogs» de tube aussi haletant qu’entêtant. Le Temps parle à son propos d’un “élan rock et mystique”. 24 Heures “d’un album qui souffle sur des braises léguées par Patti Smith et PJ Harvey”.

Comme souvent dans les bons disques, c’est l’émotion qui parle. Dans celui-ci, Anna Aaron, 26 ans, Bâloise un peu nomade y exprime un tourment créatif: “La souffrance réside dans l’incapacité de comprendre les choses. Ce sont ces douleurs, ces tensions, ces peurs face au monde que j’ai voulu symboliquement évoquer.” Belle maturité qui va de pair avec une impressionnante maturité musicale. Anna Aaron peut murmurer un chant bourdonnant, («Elijah’s Chant»), évoquer des monstres marins avec une distance rock enjouée («Sea Monsters») ou faire revivre le son des vinyles. Mais le domaine où elle excelle est celui d’un rock violent et fragile. La hargne des guitares et du piano y font contraste avec une voix haute qui semble toujours lutter entre hauteurs évanescentes et attirance pour le tumulte.

Et la demoiselle rencontre toujours plus de succès. Son agenda de ses prochains jours est plutôt chargé:

28-09-2011 Le Bourg Lausanne (CH)
05-10-2011 Palace St.Gallen (+ Scott Matthew) (CH)
08-10-2011 Nouveau Monde Fribourg (CH)
13-10-2011 Théâtre du Pommier Neuchâtel (CH)
19-10-2011 Bee-Flat im PROGR Bern (CH)
22-10-2011 Les Rockomotives Vendome (FR)
02-11-2011 Kaserne Basel (CH)
03-11-2011 Kaserne Basel (CH)
18-11-2011 Kiff Aarau (CH)
23-11-2011 La Fleche d’Or Paris (FR)
25-11-2011 Usine à Gaz Nyon (CH)

Anna Aaron 1ère partie Erik Truffaz
29-09-2011 Klub Fleda Brno (CZ)
30-09-2011 Klub Fabrik Ostrava (CZ)
01-10-2011 Music Majestic Club Bratislava (SK)
02-10-2011 Enjoy Jazz Festival Heidelberg (CH)
03-10-2011 Palac Akropolis Prague (CZ)
04-11-2011 Le Trianon Paris (FR)

Anna Aaron en tournée avec Erik Truffaz

Anna Aaron est discrète, pertinente et révèle une musique un brin inquiétante sous des dehors ingénus. Une personnalité. Il y a deux ans, elle s’est fait remarquer avec le nostalgique «Mary Ruth» aux lignes de piano sombre et hypnotique. Un titre qui faisait partie d’un mini album enregistré chez elle, à Bâle «I’ll Dry Your Tears Little Murderer». Sa pochette la montrait de dos nettoyant un couteau de boucher dans une rivière… La parution de son deuxième album est imminente et déjà on la compare à PJ Harvey. Le single «Kind of Dogs» qui figure sur la compilation Swiss Vibes la révèle dans une version plus rock, plus fulgurante. Nomade, Anna Aaron a grandi en Asie, en Angleterre et en Nouvelle Zélande avant de s’installer dans la ville la plus arty de Suisse allemande où elle chante, écrit de la poésie et fait de la musique. Plutôt bien. Elle rentre d’une mini-tournée avec le trompettiste de jazz Erik Truffaz. Et elle nous livre ses impressions filmées ci-dessous.

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