Le disque du mois d’octobre de Swissvibes: Mama Rosin “Bye Bye Bayou”

 Ça y est: le nouveau disque de Mama Rosin sort aujourd’hui. Pour fêter la chose, les deux Genevois – Cyril Yeterian et Robin Girod – et leur batteur grenoblois Xavier Bray ont eu les honneurs d’une session live sur radio Paradiso jeudi dernier. Evidemment, il s’y sont mis en danger. Peu de répétitions, et une attitude bien rock’n’roll pour saluer la sortie de ce « Bye Bye Bayou ». « Pourquoi des adieux au bayou? » les questionne le journaliste Yann Zitouni. « Un clin d’œil à Alan Vega dont nous sommes fan et qui a fait un morceau du même nom»  répond Robin. Et aussi une volonté de sortir d’une niche dans laquelle ces trois-là auraient eu tôt fait de sentir à l’étroit. A l’écoute de ce nouvel opus enregistré à New York et produit par un autre punk, Jon Spencer, on mesure l’évolution du groupe. Qu’on se rassure, la démarche s’ancre toujours dans le Sud des Etats-Unis, entre Louisiane et cajun. Armés de leurs guitares électriques, banjo et mélodéon amplifiés et d’une batterie bien méchante, les Mama Rosin s’amusent pourtant à désosser le genre. Ils aiment la distorsion et un son « sale » et c’est plutôt excitant. Mais ils n’en perdent pas la tête pour autant et n’oublient pas les mélodies entêtantes. « Paraît qu’y pas la Temps » est déjà bien présent sur les ondes radio. Ils prennent d’ailleurs parfois leur temps, comme sur ce « Mama Don’t », aussi lent qu’inquiétant, où l’on croirait presque entendre les loups hurler. Sans cesser de s’ancrer dans différentes courants, de se référer à telle ou telle personnalité culte, les Mama Rosin s’émancipent et développent leur propre univers.

Au Studio 15, le trio attaque avec « Marilou », une chanson dédiée à la fille de Cyril et donc…. à la nièce de Robin. Car les Mama Rosin c’est aussi ça, une histoire de famille et de potes. Une sorte de communauté où, avec les moyens du bord, chacun met la main à la pâte, de la pochette de disques à leur label (Moi J’Connais Records) en passant par la réalisation de clips vidéos. Et puis il y a cette énergie si particulière qui fait que même quand ça ne tombe pas juste, tout le monde s’en fout car le moment est savoureux et qu’on n’est pas là pour se la jouer. Les Mamas, comme beaucoup les surnomment en Suisse romande, sont sur le point de s’envoler pour une tournée anglaise d’une trentaine de dates. Un tour de force quand l’on sait à quel point ce marché est peu perméable. Ils s’attaqueront ensuite à la France en 2013. En attendant, vous pouvez toujours savourer sur le net les nombreuses vidéos dont ils vont vous abreuver ces prochains jours. Et écouter leur interview sur Couleur 3.

 Mama Rosin, « Bye Bye Bayou » Moi J’connais Records.

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Hathors, repérage des repérages

Au printemps, ils avaient été repérés et sélectionnés parmi plusieurs autres groupes suisses aux Eurockéennes de Belfort. Un choix  pertinent puisque Hathors a aujourd’hui franchi le cap suivant en étant à nouveau consacré “repérage” parmi les différents groupes régionaux sélectionnés aux Eurockéennes. Ils se partagent ce titre avec le groupe de hip hop français Art District. Plusieurs programmateurs de festivals ont été bluffé par la puissance du show du trio rock suisse allemand que certains comparent déjà à des groupes comme Foo Fighters. Pour Marc Ridet, directeur du bureau Swiss Music Export (SME):”Comme les  groupes de rock américains de la grande époque, Hathors parvient à synthétiser diverses tendances – punk, rock hardcore, metal – pour en faire quelque chose de radicalement nouveau”. En attendant la suite des aventures internationales de Hathors, regardez ci-dessous l’extrait de leur prestation à Couleur 3, lors de la finale de la sélection suisse.

 

 

Hathors aux Eurockéennes de Belfort

Lors de la de la finale du concours permettant de décrocher une place fort convoitée aux Eurockéennes de Belfort, les trois musiciens de Hathors, orginaires de Schaffouse avaient un petit avantage sur leurs concurrentes féminines, Anna Aaron et La Gale. Ils s’étaient placés sous la protection de la déesse égyptienne Hathor, divinité de l’amour de l’ivresse, de la beauté, de la musique, de la danse. Comme quoi les Dieux rendent bien des services. Et sous celle de Couleur 3 aussi qui adorent jouer leur premier CD, paru l’an dernier. Trio basique – guitare-basse-batterie – Hathors est un groupe de l’extrême, quelque part entre punk, garage et métal. Si vous voulez (ré)écoutez le concert et interview, c’est dans Couleur 3 Live.

Ci-dessous la vidéo de leur chanson “Keeping Secrets”

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