LEON an extremist and polymorphous quartet, chapter 2

LEON is composed of two bass players: Raphaël Ortis from Geneva and Louis Schild from Lausanne. Since 2011, they’ve been giving life to this project adopting multiple forms and facets as a duo, trio or quartet, based on improvisation, noise and abrasive rock compositions. They have recently been joined by David Meier on drums and Antoine Läng on vocals. For this second chapter, it’s drummer David Meier’s turn to narrate his insider experiences with the band LEON.

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LEON un quartet extrémiste et polymorphe, chapitre 1

A l’origine, LEON est composé des deux bassistes: le Genevois Raphaël Ortis et le Lausannois Louis Schild. Depuis 2011, ils font vivre ce projet avec ses multiples formes et facettes en duo, trio ou quartet, dans l’improvisation, la noise et le rock aux compositions abrasives. Ils sont aujourd’hui entourés de David Meier (à la batterie) et d’Antoine Läng (voix). Antoine Läng a pris la plume pour raconter de l’intérieur le premier concert de la tournée à swissvibes.

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Je goûte le calme d’une matinée qui se prolonge seul, la tête et les membres qui vibrent de ces cinq jours avec LEON, une résidence au Romandie suivie de deux concerts – le premier sur place à Lausanne puis le second, ce soir, au Bad Bonn de Dudingen – qui initient une série en Suisse pour la sortie de notre premier album. Une respiration bienvenue dans cet enchaînement qui imprime déjà sa marque sur le corps – j’ai dormi quelques heures et la fatigue siffle encore un peu dans les oreilles, la tension musculaire dans le cou fait écho aux rythmes dont les secousses parcourent encore mes articulations et ma voix.

IMG_2881(1)Le temps aussi d’une séance d’écoute et de manipulation de l’album-objet, le dépliage de la pochette, la découverte des photos et illustrations de Lisa Bonard et de Michel Bonvin et le caractère aléatoire de l’agencement du tout qui à la manière d’une composition ouverte s’inscrivent dans le même élan que celui de la musique.
Les quelques jours passés ensemble ont justement été consacrés à travailler sur l’équilibre des sons, un point sensible quand le projet repose sur l’articulation de deux basses selon différents modes. LEON cultive cette particularité du double instrumental sous diverses formations – en duo, en trio avec invité puis avec Kasper T Toeplitz – qu’il l’explore dans l’improvisation noise, l’électroacoustique ou le rock, et Louis et Raphael attachent un soin particulier à jouer sur l’ambiguïté des timbres, les complémentarités rythmiques et les rétrécissements/élargissements du spectre, dont les matières servent à produire des ombres, des reflets, des fantômes ou des jumeaux au même titre qu’elles laissent s’exprimer deux personnalités.
Dans le cadre de ce LEON à quatre, ce jeu crée de nouvelles ramifications dans l’appui rythmique de David et dans l’ouverture vers le texte apportés par la présence d’une voix et demande que d’autres équilibres se créent. L’objectif de la résidence au Romandie est de préparer les concerts à venir en visant l’épure, la création de nouveaux espaces dans les morceaux existants et de travailler sur la complémentarité des gestes et leur partage. Deux pièces récemment écrites jouent sur l’articulation des rythmes et des textes. Elles impliquent une distribution des voix entre tous qui ouvre de nouvelles perspectives en matière de jeu et de substitution des rôles qui caractérise le projet.Au soir du premier concert de la série, une certaine fébrilité mêlée d’excitation est palpable. On se plonge alors dans le concert de Massicot et leurs maillages rythmiques faussement bancals, hypnotiques, dont chaque répétition fait monter l’intensité et pare la soirée d’une couleur obsessionnelle de transe. On en oublie la neige de la journée, les embouteillages et les glissades sur la route, l’angoisse avant de commencer. La salle est pleine quand on prend place sur l’avant-scène, de plein pied pour partager au mieux ce travail de quelques jours et une nouvelle étape dans ce parcours de plus de deux ans ensemble, les yeux dans les yeux avec le public, les amis venus fêter ce moment avec nous.

Le concert se déroule bien si j’en crois mes sensations, je me sens porté par la musique et la présence des gens. Pour l’aspect technique l’enchaînement des parties écrites et des improvisations, l’intégration des nouveaux espaces dans les pièces a l’air de bien fonctionner, et surtout les canaux sont ouverts et l’énergie circule. Après une heure dix de concert on sort de scène, croise des regards, on se prend dans les bras. Le sourire et les encouragements font vraiment du bien. Je rentre vite à Genève – histoire de pouvoir chanter le lendemain – porté par l’adrénaline et l’envie de remettre ça.” Antoine Läng

Prochains concerts de LEON

Winterthur, Albani Club, le 18 février
Lucerne, Süd Pol, le 20 février
Bâle, le Flatterschaft, le 22 février 

et en juin au festival Toxoplasmose à St Imier ainsi qu’au 2.21 à Lausanne.

www.l-e-o-n.ch

Swiss artists @EFG London Jazz Festival 2015

EFG_London Jazz logoThe EFG London Jazz Festival is a big annual affair running for ten days in the middle of November. This year Swiss and Swiss-based artists, represented by Nik Bärtsch’s Ronin and Mobile, Elina Duni, Samuel Blaser, Basel Rajoub, Marc Perrenoud, Christophe Fellay and the Russian/Swiss collaboration, Jazzator, had well-attended gigs (two were sold out). Phew. Clashing with big-name artists, and the overwhelming number of events can be an issue at such festivals.
The UK can be a tough and weird market

Consider this list of musicians – you couldn’t get a more diverse bunch. There isn’t a Swiss sound like there was a Norwegian one, but the artists are building individual reputations via their quality. The UK can be a tough and weird market, but when people hear something they like they will always give a warm and enthusiastic response.

Nik Bärtsch has a definite fanbase and had a two-day residency at King’s Place as part of the Minimalism Unwrapped season with Mobile Extended and Ronin Rhythm Clan. I saw the latter on the opening night of the festival with an added 3-part brass section and guitarist Manuel Troller, whose sensitive but spirited playing made him a natural part of the clan. I first heard Ronin two years ago in the same hall. I was entranced by their intense yet grooving sound and still am.

You live for such moments with Ronin

nik_baertschs_feat_roninThere were the sparkles of Nik’s compelling piano work and superior conversations between the Ronin members whilst other phases had the extended band heading into an alt-funk fest with James Brown’s spirit shimmying around the room (well, almost). But ‘Modul 32’ was the highlight for me: Kaspar Rast played a small shaker – no fuss, just simple but killer in its repetition, and clever in the textural canvas it gave saxophonist, Sha, and Manuel on which to paint subtle but deeply personal musical thoughts. You live for such moments with Ronin.

He can evoke memories of J. J. Johnson

©Alex TroeschThe small, shabby Club Inégales is in the bowels of an office building but was set aglow by the quality of the musicians in Samuel Blaser‘s quartet. I’ve already waxed lyrical about the wisdom of pianist Russ Lossing’s playing on Spring Rain, Blaser’s tribute to Jimmy Guiffre. He approaches music as an horizon, it’s not about him, but the entire landscape. I love his touch. Equally fine are bassist Masatoshi Kamaguchi and legendary Gerry Hemingway. A key drummer on the avant garde circuit he caresses and cajoles rhythm out of his kit, able to be economical yet inventive. I particularly like Blaser when he drawls his sound as if part of a deep South funeral march, his soulfulness peeping through. He can evoke memories of J. J. Johnson then veer off elsewhere. It was a promising show cut short by the venue’s format of a final set improvising with the house band.

 

marc_perrenoud_feat_marc_perrenoud_trio

Luckily I’d got to hear the crisp interplay between this quartet at Adventures in Sound, a feast of music recorded for BBC Radio’s Jazz on 3 programme earlier that day. Each of them also improvised with renowned UK artists such as John Edwards (bass) and rising keyboardist, Elliott Galvin (in photo). Unfortunately it meant I missed Marc Perrenoud‘s set as part of ‘Seriously Talented’ – an afternoon of musicians that had been on Serious’ Take Five course. The Clore Ballroom of the Royal Festival Hall was packed and I heard that Marc’s joyful and bonded trio were an uplifting addition to the line up.

Elina’s expression taps into our universal goosebumps

Elina Duni Quartet Elina Duni Quartet are equally notable and their Dallëndyshe album had good reviews, one in The Guardian. Live, Norbert Pfammatter stands out as a sublime drummer. His pulse-like work encourages a sensual interplay between vocals and rhythm. There is an almost mantra-like progression as Elina leads us through the emotive themes of Albanian folk songs. Lyrics such as, “My dear boy in front of the flag oh, my heart’s engulfed in worrisome flames,” (from ‘Me on a Hill, You on a Hill’) feel horribly relevant and even if they weren’t Elina’s expression taps into our universal goosebumps. At first her tone seems warm and smooth, but then a quiver or cry renders me helplessly emotional.

Colin Vallon is simply captivating, and fierce too, making his mark. Along with new, fearless bassist, Lukas Traxel, they stand their ground at the side of Elina’s power. I like the brave move the quartet made of paying great respect to the Albanian folk tradition whilst interlacing it with a form of ethereal jazz. It left the audience spellbound.

richmixbaselrajoubnov15_26It was a similar story for another Swiss émigré. The concert of Basel Rajoub‘s Soriana (‘Our Syria’) was the evening after the Paris attacks and as the review Classical Source expressed, it could not have made for a more eloquent night of music. Made so by the skill and personality of Basel in a magical alchemy with the type of welcoming audiences that can be found in London.

 

 A unique view of free music

Jazzator2_M&FNov2015Finally, Jazzator are a Russian/Swiss quartet with quirky intentions conveyed with talent. I particularly liked saxophonist Oleg Mariakhin who delicately integrated himself with the vivid vocals of Marina Sobyanina. I sensed underlying eastern folk traditions that had been pulled apart leaving ragged edges and broken threads. Drummer Sergey Balashov on drums and bass player Maximilian Grossenbacher provided an ear-pricking rhythm section, and together Jazzator offered a unique view of free music. One UK reviewer declared them a highlight of the festival.

 

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