Rusconi at Cully Jazz Festival

ImageI was reminded of the story of the Sorcerer’s Apprentice watching this trio perform. Keen to make magic and mischief, Rusconi sometimes found themselves unable to control the proceedings. This was the first gig of the tour and I think their playfulness will win over audiences, they just needed more child-like energy, a sort of innocent conviction, to pull it off at Cully. However, the band were most captivating when they painted afresh their best compositions from the new album, History Sugar Dream.

‘Psychedelia for Laika’
Ankor was a trademark piece, with Stefan Rusconi’s mournful yet sweet piano, rich with echo and thought, sensitively interlaced with Fabian Gisler’s handsome bass notes. The sparse, crispy drum beats of Claudio Strüby balanced the sound perfectly. Sojus Dream used a repetitive theme as its foundation before a synth keyboard sneaked in, providing Herbie Hancock-like funky accents. The track grew in stature as it built a platform for Fabian’s electric guitar to glide through, providing, as they tell us, ‘psychedelia for Laika,’ the dog who was sent out to orbit the earth in 1957 (and died within hours of lift off). I didn’t feel Fabian pierced deeply enough, so it was down to Stefan’s collapse into a warped and weird circus-style piano to trip the track out.

Bowie’s Life on Mars? started up
So, to the ‘high jinks’ – such as swapping instruments amongst themselves, as in Change (Part One), with Claudio on piano, Fabian on drums and Stefan on guitar, and stopping everything for Fabian to put a record on the Technics deck set up onstage. Bowie’s Life on Mars? started up, complete with vinyl crackles to re-enforce the theme of History Sugar Dream – childhood memories, “A time when dreams and hopes, fantasy and illusion, were reality,” as they write in their press release.

This trio is capable of subtle and complex emotions
I like the way Rusconi seem to feel their way through unknown landscapes in their music, playing with fantasy. At one point I thought of dark, rainy scenes in the film Blade Runner with its sense of nostalgia, loss and romance. This trio is capable of subtle and complex emotions. I’d like to have been taken more deeply into these worlds, that’s where the real playfulness lives.

 

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Cinq questions à Stefan Rusconi

Rusconi: un trio de jazz? Oui et… non. Le dernier opus en date, «It’s a Sonic Life» de ces trois Suisses allemands ne comporte que des reprises de… Sonic Youth. Un enregistrement étonnant, captivant. Stefan Rusconi, pianiste est compositeur du groupe, a remporté il y a deux jours le prestigieux Echo Jazz 2011 dans la catégorie « meilleur instrumentaliste national». «It’s a Sonic Life» sortira en France en septembre 2011 et le groupe sera en tournée dans l’Hexagone en octobre.

Ce weekend, le film documentaire sur le sculpteur Tinguely de Thomas Thümena est sur les écrans de Suisse-romande. Sa bande-son est encore l’œuvre de Rusconi. Explications.

Comment avez vous travaillé bande-son du film sur Tinguely?

Stefan Rusconi Le réalisateur, Thomas Thümena, avait déjà choisi trois chansons extraites de nos différents albums. Il nous à proposé d’aller en studio pour créer le reste de la bande-son. Mais le film n’était pas terminé et je sentais que ça allait être compliqué de travailler sur des scènes qui étaient encore en cours de production. Comme j’ai énormément de musique et de samples sur mon ordinateur, je lui ai proposé de travailler à partir du matériel que j’avais déjà. J’ai donc enregistré les parties additionnelles plus atmosphériques ainsi que des  beats. J’ai été puisé dans ce que nous avions fait avec le trio Rusconi ainsi que dans un autre projet plus electro, un duo de piano (Monster Piano Sessions).

Pourquoi avoir choisi de faire un album de reprises de Sonic Youth?

Stefan Rusconi J’ai toujours été un fan de Sonic Youth que j’écoute depuis 12 ou 13 ans. Cela dit, cet enregistrement n’était pas prévu. Nous étions partis sur autre chose, mais deux semaines avant l’enregistrement, nous nous sommes rendus compte que cela n’allait pas fonctionner. J’ai proposé à Fabian Gislers (double basse) et à Claudio Strüby (batterie-percussions) ce concept. Fabian et Claudio ne connaissaient pas tout Sonic Youth. Parfois, ils découvraient le morceau quand je le jouais au piano. Du coup cela amenait une approche beaucoup plus fraiche, plus décontractée. Sonic Youth a une approche très ouverte de la musique, qui laisse énormément d’espace. De faire un travail comme celui-ci, nous a donné beaucoup de confiance. Finalement, nous nous sentons plus libres maintenant que nous avons travaillé ce répertoire.

Pourquoi avoir choisi le jazz si vous étiez fan de Sonic Youth?

Stefan Rusconi C’était une erreur! Non, sérieusement, je pense qu’on trouve dans le jazz des moments de liberté que l’on ne trouve pas dans d’autres musiques. Je n’aime pas jouer du jazz comme le faisaient nos parents. J’aime improviser, changer, transformer pour arriver à ma vision musicale.

Vous vivez depuis deux ans à Berlin. Pourquoi?

Stefan Rusconi A Zurich, j’avais atteint un point où j’avais l’impression que mon environnement me bloquait. Je suis convaincu qu’il ne faut pas chercher à être toujours efficace. A Berlin, je trouve un peu de cette folie dont j’ai besoin. Le rapport à la musique est différent. Tout le monde va au concert. Même sans connaître les groupes, par curiosité. Ça coûte 5 € et ce n’est pas compliqué. Vous pouvez allez voir un concert et trouvez ça archi-nul ou être transporté et cela ne porte pas à conséquence. On est dans un espace non-planifié, parfois chaotique, parfois sublime. Il y a une liberté que je n’ai vu nul part ailleurs. Et pourtant j’ai pas mal voyagé.

Dans quel contexte, aimez-vous jouer?

Stefan Rusconi Nous jouons dans les circuits traditionnels, festivals etc. Mais ce que nous préférons c’est sortir de ces circuits pour jouer dans des théâtres désaffectés ou autres lieux incongrus. Cela demande plus de boulot, plus de promotion, mais cela attire aussi un autre public.

 Rusconi, «It’s a Sonic Life» (Sony Music en Allemagne et en Suisse). Sortie française prévue début septembre

Tinguely (le film). Jusqu’au 19 avril aux Galeries du Cinéma et au Cinéma Scala de Genève

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