Zurich meets Berlin

A la Berlin Music Week, le Swiss Business Mixer s'est installé sous la tnte du cirque Cabuwazi

A la Berlin Music Week, le Swiss Business Mixer s’est installé sous la tente du cirque Cabuwazi

Les 3 et 4 septembre derniers, le bâtiment de briques rouges qui abritait autrefois la gare postale de Berlin Est se transformait en centre névralgique de la Berlin Music Week, un lieu de rencontre, de discussion et de présentation des nouveaux projets musicaux de la scène pop et rock. Née des cendres du célèbre Popkomm, cette réunion était l’occasion pour la ville de Zurich et Swiss Music Export de présenter un Swiss Business Mixer.

” La Suisse est un microcosme de l’Europe, avec Saint-Gall dans le rôle de Moscou et Genève dans celui de Lisbonne”

C’est sous la petite tente du cirque Cabuwazi que se son retrouvés quelques organisateurs de festivals et de clubs zurichois pour discuter des spécificités du marché suisse et présenter quelques-uns de ses artistes prometteurs ou confirmés. Les tables rondes n’ont pas débouché sur de grandes révélations. Du côté des festivals ont été rassemblés deux open air – Saint-Gall et Zurich – le festival et  lieu de rencontres des professionnels suisses M4Music, et l’irréductible indépendant Bad Bonn Kilbi. C’est avec une pointe d’humour que Philipp Schnyder, boss du M4Music résume les difficultés d’un marché suisse dans lequel trois régions linguistiques et mentalités se côtoient : ” La Suisse est un microcosme de l’Europe, avec Saint-Gall dans le rôle de Moscou et Genève dans celui de Lisbonne”. Quant à Alex Dallas, Dj et programmateurs de plusieurs clubs zurichois, il confirme que malgré sa vie nocturne trépidante (entre 70 et 100 clubs à la recherche de DJ’s tous les jours de la semaine) Zurich ne pourra jamais devenir une ville aussi attractive que Berlin du fait de son niveau de vie incroyablement élevé.

Oy, grande prêtresse de la soirée M4Music

Oy-BerlinLe soir dans le cadre d’une soirée intitulée M4Music at Postbahnof les artistes convainquent pourtant que disparité linguistique et culturelle peut rimer avec vivacité. Après Wolfman, au potentiel intéressant, Anna Aaron toujours plus rock’n’roll, ce sont deux Zurichois exilés à Berlin qui mènent la danse. Bonaparte incognito et en formation réduite a remporté un vif succès sous le nom code de « Secret Act ». Mais la grande prêtresse de cette journée zurichoise fut sans conteste Joey Frempong de Oy. La chanteuse helvetico-ghanéenne Joey Frempong a conquis l’audience avec ses samples inspirés et son batteur masqué Lleluja-Ha.

Le nouveau spectacle de Oy est le fruit d’un long travail au cours duquel Joey Frempong a voyagé en Afrique de l’Ouest, au Ghana et en Afrique du Sud. De ces différents séjours, la chanteuse, flanquée de ses enregistreurs en tous genres, a extrait des samples tous azimuts (bruits de la rue, rythmes traditionnels), mais surtout elle a trouvé une énergie et une chaleur qui lui confèrent un nouveau charisme.

Entre poésie et électronique

Dans des costumes réalisés par un ami et designer, le tandem constitué de Joey Frempong et du batteur masqué Lleluja-Hade forme un drôle de couple. Elle, entourée de ses claviers et d’un ordinateur, jongle entre poésie et électronique. Elle utilise parfois la technique du live sampling, effleure une de ses poupées-totem pour que des images défilent sur un grand écran. Elle se prend tour à tour pour une chanteuse de gospel, pour une conteuse ou transforme le son de ses différents micros pour jouer à la ventriloque des temps modernes. Lui la suit, faisant jongler les baguettes de sa batterie qui semble elle aussi avoir fait une immersion africaine tant son groove est implacable. A eux deux, ils créent avec une aisance déconcertante un univers musical et poétique, riche en émotions, et une forme de sagesse basée sur l’étude du quotidien. Un univers ô combien séduisant à découvrir également sur leur dernière vidéo “My Name is Happy”!

Bad Bonn Kilbi 2014

k2Das Programm der 24. Ausgabe der Bad Bonn Kilbi in Düdingen versprach eine Wundertüte – und das Versprechen wurde gehalten. So gab es etwa den 62-jährigen Lo-Fi-Pop-Visionär R Stevie Moore zu bestaunen, wie dieser sich mitsamt Rockband durch seinen Katalog, der über 400 Alben zählt, spielte. Man blinzelte in die Sonne, während der Brasilianer Rodrigo Amarante – einst Gefährte von Devendra Banhart, seine traurigen Lieder anstimmte. Und man tanzte, viel sogar, dank der surrealen Space-Latin-Spielart der kolumbianischen Meridian Brothers und dank Larry Gus, der seine tropisch flirrende und sehr perkussive Electronica mit Stimmen, Vintage-Soul-Samples und Trommelschlägen anreicherte.

Die Bad Bonn Kilbi streifte die Extreme

Während den drei Tagen streifte die Bad Bonn Kilbi einmal mehr die Extreme mit Bands wie den Däninnen Selvhenter oder den Baslern Mir, tauchte in schwere Psychedelia ab – allen voran der Auftritt der kalifornischen Wooden Shjips und zelebrierte leichtfüssig den Welt-Pop. Natürlich gab es auch viel Schweizer Musik – beispielsweise vom Zürcher-Duo Wolfman, von Puts Marie und von den Monsters rund um Reverend Beat-Man.

Das Festival, das sich immer noch allen Kategorien entzieht

k1Und dann gibt es noch eine Erscheinung zu vermelden, die etwas Heiliges ausstrahlte, und die sich den herkömmlichen Kategorien entzieht. Es war der Auftritt von Jeff Mangum, der mit seiner Band Neutral Milk Hotel aus seiner ganz eigenen Welt zurückgekehrt ist, und am letzten Festivalabend mit tieftraurigen und doch tröstend-euphorischen Liedern alle Dämme brechen liess. Es war der Höhepunkt einer wunderbaren Ausgabe der einzigeartigen Bad Bonn Kilbi, dem Festival, das sich immer noch allen Kategorien entzieht.

Die 24. Bad Bonn Kilbi fand vom 29.05 bis 31.05 2014 statt.

Dim Grimm / Dimlite & Mir an der Bad Bonn Kilbi

3110_Dim Grimm_1Vor vier Jahren wars, als der kalifornische Super-Produzent The Gaslamp Killer anlässlich des unfassbar verpeilten Konzerts von Gonjasufi im Bad Bonn in Düdingen einen Track des Berners Dimitri Grimm alias Dimlite einspielte – und diesem lokalen Helden so seine Reverenz erwies.

Dimlite versus Balt Mirczok versus Mitsel Quitno

Die Szene war symptomatisch für diesen Künstler, der im Ausland viel bekannter als in seiner Heimat ist. Denn ja, man wusste vom mittlerweile 33-Jährigen, doch blieb er immer im zuweilen auch selbst gewählten Schatten – auch dank weiteren Pseudonymen wie Balt Mirczok oder Mitsel Quitno.

Dabei veröffentlicht Dimitri Grimm seine letzte Platte als Dimlite namens «Grimm Reality» auf Now Again, einem Sub-Label des Vorzeige-Hip-Hop-Hauses Stones Throw, wo seine unglaublich facettenreiche Musik, die zwischen psychedelischen Soundforschungen und verquer produzierten Beats hin und her schlenkert, bestens aufgehoben ist.

Nach seinem Bad Bonn Kilbi-Auftritt im Jahr 2012 kehrt Dim Grimm nun ans Festival zurück – mit einem seiner seltenen Sets, die er hierzulande spielt. Weil: Im Ausland ist dieser Ausnahme-Produzent immer noch weit bekannter.

Shock Your Moneymaker

mirDirekt vor Grimm spielt am Schlussabend der diesjährigen Bad Bonn Kilbi die Basler Lärmformation Mir auf, die im Frühling 2013 ihr live eingespieltes Manifest «Shock Your Moneymaker» auf dem Label A Tree In A Field (u.a. Combineharvester & Fai Baba) veröffentlichten.

Perkussionsgewitter, fiepende Analog-Synthesizer, mächtige Bässe, viel Experiment und viel Lust, kurz: hier ist alles da, was das Noise-Herz begehrt.

Die Bad Bonn Kilbi findet vom 29. bis 31. Mai statt. Infos: wwww.kilbi.badbonn.ch

%d bloggers like this: