Fanfare Kadebostany on tour

Quand la Fanfare Kadebostany est sur la route, elle ne fait pas dans la dentelle. Jugez plutôt dans ce mini-film tourné dans une de leurs chambres d’hôtel. Sex, drugs, violence and techno racine…

 

Une approche délirante qui a plu à la presse française puisque le réputé magazine d’électro français consacre une page entière à ceux qu’ils qualifient de “créateur de folklore électronique”. A télécharger ci-contre. !

Bonne lecture!

Imperial Tiger Orchestra & Hamelmal Abaté à Paris

Le 10 septembre 2011, les Genevois d’Imperial Tiger Orchestra ont invité une grande dame de la chanson éthiopienne Hamelmal Abaté à célébrer avec eux le Nouvel An éthiopien à la Salle du Faubourg de Genève. Aux côtés d’Hamelmal Abaté et Bethelem Dagnachew au chant, ont également été invités Endress Hassan, joueur de masenqo et deux danseurs. Un vieux rêve rendu possible grâce au Festival de la Bâtie. Cinq jours plus tard, le big band ethio-suisse a remis ça à Paris, au Point Ephémère. D’une salle de 500 places où ils jouaient à guichets fermés, les 7 tigres et leurs invités passent à une petit club alternatif sur les quais du Canal Saint-Martin. Une ambiance intimiste, un set resserré et les voilà qui mettent le feu au public, constitué d’Ethiopiens et de Français. Avec en prime quelques acteurs influents de la scène world parisienne, dont Françis Falceto, alias Monsieur Ethiopiques, Martin Meissonnier (qui a récemment produit les disques de Seun Kuti et Aziz Sahmaoui), Philip Conrath du Festival Africolor. Quelques membres de Tinariwen en répétition dans le quartier sont même venus jeter un coup d’œil et s’essayent à la danse Ekesta! Tout ce beau monde groove et chaloupe, chacun à sa manière, preuve supplémentaires que les musiques éthiopiennes rassemblent les cultures. En fin de concert, la diva éthiopienne, galvanisée par l’ambiance, descend finir son set dans le public. Jugez du résultat sur la vidéo ci-dessous. Pour info, le Blanc, coiffé d’un chapeau, qui danse avec Hamelmal Abaté n’est autre que Jean Karakos, fondateur du label Celluloïd aka M. Lambada, filmé par Martin Meissonnier. Marrant, non?

Moins de miel, plus de rage…

Honey For Petzi est l’un des secrets les mieux gardés de la musique suisse. La formule est galvaudée, mais s’applique particulièrement bien à ce groupe romand qui a fêté il y a peu la sortie de son sixième album. Un succès d’estime unanime, mais un développement de carrière international encore confidentiel.Leur passage aux Eurockéennes de Belfort le 3 juillet pourrait changer la donne. Pour les lecteurs non suisses de ce blog, précisons que Petzi est un petit ours, héros d’une bande dessinée danoise que tous les enfants suisses ont eu au moins une fois entre leurs mains.

Christian Pahud (batterie), Philippe Oberson (basse) et Sami Benhadj (guitare) se connaissent depuis le secondaire. Tous trois ont passé par les bancs de l’ECAL, l’école d’art de Lausanne. Pendant des années, ils se sont amusés à façonner un rock expérimental, essentiellement instrumental, inspiré de la scène « math-rock » américaine. Après une absence de plusieurs années, ils reviennent aujourd’hui avec «General Thoughts and Tastes», un disque de chansons pop qui malaxe rythmiques décalées, grésillements, sonorités étranges et chœurs hauts perchés.
Quant à l’énergie de ce combo sur scène, il reste 100% rock. Jugez plutôt sur ces 40 secondes de concert volées à l’Amalgame en mai dernier!

 

Explications du phénomène avec Philippe Oberson.

Comment avez-vous conçu «General Thoughts and Tastes»?
Philippe Oberson Ce disque est la synthèse de tout ce que nous avons fait. Jusque-là, nous nous avions surtout travaillé de façon instrumentale ou avec des images lors d’installations vidéo. En décidant d’introduire la voix comme un élément à part entière, nous avons dû apprendre à manipuler les morceaux dans tous les sens. Pour chaque morceau, nous avons fait beaucoup de versions intermédiaires. L’idée était que la voix soit complètement intégrée à la musique et non pas juste «posée» dessus.

Comment faites-vous sur scène?
Philippe Oberson Nous avons désormais intégré au groupe Michel Blanc qui chante et joue de plusieurs instruments. Sur scène, on passe d’un instrument à l’autre. Les gens qui nous connaissent bien ne sont pas encore habitués aux nouveaux morceaux. Mais un nouveau public se profile.

Comment avez-vous conçu vos textes?
Philippe Oberson Nous ne voulions pas faire du songwriting ou quelque chose de trop narratif. Parfois ce sont des films d’anticipation ou de science-fiction qui m’ont inspiré. Parfois j’évoque juste des suites d’images qui défilent. J’ai choisi de ne pas faire de textes en français pour éviter que le projet ne parte dans une autre direction.

CD: Honey For Petzi, «General Thoughts and Tastes» (Two Gentlemen/Dist européenne Differ-Ant)
En concert aux Eurockéennes de Belfort le 3 juillet à 19 h.

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