Swiss Vibes live à Paris, chapitre 3: Larytta

laryttaenvoie2Quand il se crée en 2004, Larytta est un duo constitué de Guy Meldem and Christian Pahud. Des producteur-artistes, adeptes du collage, du bricolage sonore, des musiciens capables de concilier leur admiration pour Jean-Michel Jarre avec d’improbables rythmes africains.

Six ans après leur premier album “Difficult Fun”, le duo Larytta est devenu quartet. Il est de retour avec “Jura”. Un album au nom du 26ème canton suisse dont la pochette présente le profil d’une jeune fille asiatique coiffée d’une visière et portant l’oreillette…. « Le Jura a cette particularité d’être un canton rural et progressiste en même temps. Ça nous plaît. Tout comme ses paysages. C’est un peu notre Far West suisse. » déclarait Larytta au quotidien Le Temps en février. Le melting pot des genres, le côté décalé a valu à Larytta un début de reconnaissance internationale avec plusieurs tournées à l’étranger et des collaborations avec Jamie Lidell ou DJ Medhi entre autres.

Christian Pahud, également membre actif du groupe de rock Honey for Petzi vient, quand à lui, de se voir nominer, pour le Grand Prix suisse de musique (tous genres confondus).

Pour célébrer dignement la sortie de son nouvel opus, Larytta s’est offert un clip animé par Julien Mercier pour illustrer leur morceau « Osama Obama ». Partant de la soi-disant ressemblance entre Obama et Osama Ben Laden, la vidéo déroule en parallèle la journée de deux personnages que tout sépare ou presque… Elle a également été élue meilleur clip vidéo par  le jury du M4Music.

En concert au Centre culturel suisse de Paris, le 3 juin 2015 (avec Egopusher)

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Swiss Vibes live à Paris, chapitre 2: Puts Marie

puts marie

puts marie

Puts Marie est un groupe de Bienne éclectique qui avait fait beaucoup parler de lui au début des années 2000. En 2009, le départ aux Etats-Unis du charismatique chanteur Max Usata semblait annoncer la mort du groupe. D’autant que son batteur Nick Porsche n’allait pas tarder à s’illustrer dans un excellent projet solo.

Contre toute attente, Puts Marie a refait son apparition en 2013 avec un enregistrement de six titres, « Masoch ». Teinté de blues, psychédélique, marqué par la voix légèrement fêlée si particulière de Max Usata, Puts Marie revient sur les devants de la scène et frappe dans le mille.

Plus mélancoliques, plus matures et moins dispersés, les Biennois balancent du lourd. « Le fait que chacun de nous se soit consacré à d’autres projets musicaux, nous a permis d’enrichir nos influences, d’être plus ouverts. Mais nos concerts sont toujours forts, vulgaires et bizarres » expliquait Max Usata dans une interview sur ce blog. Les récentes performances de Puts Maris aux Transmusicales de Rennes et à Eurosonic en sont une preuve. Le succès sur YouTube de leur récente vidéo « Pornstar », réalisée dans un cabaret gay, en est une autre. Puts Marie n’a plus peur de se dénuder, au propre comme au figuré. Avis aux amateurs.

En concert au Centre culturel suisse de Paris, le 2 juin 2015 (avec Evelinn Trouble)

Egalement en concert à La Maroquinerie à Paris, le 19 mai dans le cadre de la Tournée Europavox.

Swiss Vibes live à Paris, chapitre 1: Evelinn Trouble

Evelinn_Trouble_Trio15_klEvelinn Trouble est un cas. Un pied dans le rock, l’autre dans le jazz. Un jour rousse le lendemain blonde, maquillée à outrance ou sans fard, elle ne cesse de surprendre. A peine vingt-cinq ans, et déjà un cinquième album, « Arrowhead ». Fille d’une chanteuse de jazz et d’un architecte, Evellinn Trouble vit à Londres depuis une année. Entourée de son studio mobile, elle aime composer et s’immerger dans les villes connues pour leur haute teneur musicale.

Après s’être illustrée comme choriste de Sophie Hunger et un premier album folk-pop-soul “Arbitrary Act” (2007), qu’elle a concocté toute seule ou presque, cette fille d’une chanteuse de jazz et d’un architecte continue de n’en faire qu’à sa tête. A chaque enregistrement, elle se réinvente. Sur son précédent opus, « The Great Big Heavy », elle rendait hommage au rock des années 60. Aujourd’hui Evelinn Trouble prépare la sortie de « Arrowhead », le journal d’un « traveller » urbain qui reçoit une flèche dans la tête et ne peut pas l’enlever.

Enregistré dans les studios Invadia de Geoff Barrows, là où quelques opus mythiques de Portishead et Massive Attack on été réalisés, « Arrowhead » est emballé dans un son trip hop qui lui sied. Il amplifie la puissance et la hargne de Evelinn Trouble ainsi que sa voix, entre séduction à la rébellion. Connue pour ses prestations sauvages, Evelinn Trouble sera accompagnée par l’un des batteurs les plus en vue de la scène alémanique, Domi Chansorn et par Flo Götte à la basse et à la guitare.

En concert au Centre culturel suisse de Paris mardi 2 juin (le même soir Puts Marie)

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