Swiss Vibes live à Paris: Pommelhorse

Pommelhorse 3Avec son nom loufoque (PommelHORSE signifie le cheval d’arçon en allemand et s’écrit en minuscule et en majuscule), PommelHORSE fait partie de ces groupes qui empêchent de tourner en rond. Etiqueté jazz, sélectionné à la grande messe de Jazz Ahead l’an dernier, on se demande souvent à l’écoute de sa musique ce qu’il reste de jazz dans cette affaire. Si l’orchestration – basse. batterie, synthétiseurs, clarinette et sax – est relativement orthodoxe, chacun des musiciens semble pris dans la tempête d’un vent libertaire. Musicophages, ils semblent littéralement avoir « bouffé » du rock, du heavy metal, de la dance music de la musique classique et, accessoirement, du jazz.

« Wintermadness », paru en 2014, deux ans après un premier album éponyme, a gagné en intensité et en force. Il nous entraîne dans une drôle de transe hypnotique dans laquelle on s’imagine entrain de « chasser le lapin blanc », d’ouvrir une boîte de Pandore ou de marcher sur un trottoir mouvant. Bref autant d’activités qu’on ne fait pas tous les jours, mais que ces cinq musiciens bernois semblent avoir le don d’évoquer. Leur sensibilité musicale leur permet d’être à fleur de peau des sensations et des émotions les plus subtiles. Avec PommelHORSE, n’hésitez plus et embarquez dans un grand huit musical!

En concert au Centre culturel suisse de Paris, le 4 juin 2015 (avec Orioxy)

Advertisements

Swiss Vibes live à Paris, chapitre 5: Orioxy

Orioxy_LR

Yael Miller (chant) et Julie Campiche (harpe) au Festival de Jazz d’Avignon ©Florence Dureux

C’est la carte de l’éclectisme qui est jouée par les Genevois d’Orioxy, mais dans un registre différent. A la voix, Yael Miller mêle chant en hébreu, en anglais et en français. A la harpe, Julie Campiche égrène ses accords, frappe ou caresse ses cordes et s’amuse avec sa pédale d’effets. Deux femmes déterminées et douées soutenues par une rythmique masculine (Roland Merlinc à la batterie et Manu Hagmann à la contre basse) toute en subtilité et en demi-teintes. Orioxy n’hésite pas non plus à intégrer des instruments incongrus, telle cette machine à écrire ou cette shruti box (boîte à anches indienne produisant différents types de bourdons). Du rap au scat, du spoken word au jazz, entre cris et chuchotements, le fil conducteur d’Orioxy n’est pas stylistique, mais onirique. Avec Orioxy, on flotte dans l’imaginaire, entre contes, humour et déraison.

Cette entité d’un genre nouveau séduit avec constance public, institutions et critiques. Le deuxième album de la formation « Lost Children » a été réalisé en France aux studios la Buissonne grâce au Grand Prix que la formation a remporté au Tremplin jazz d’Avignon en 2013. Placé sous la direction de Philippe Teissier du Cros (Bojan Z, Rokia Traoré, Piers Faccini), « Lost Children » prouve l’ouverture de sa démarche en invitant le rapper Sami Darg Team.

Baptiste GermserSur la scène du Ccs, c’est le joueur de cor français Baptise Germser qui est convié. Un ami de longue date lui assui adepte d’instruments non conventionnels quand il ne joue pas de la basse pour Stephan Eicher. Et comme avec Orioxy rien n’est jamais fixé de façon indélébile, il est possible que le groupe nous réserve d’autres surprises. Une raison de plus de venir traîner vos guêtres au Ccs en ces premières journées de juin.

Et pour vous donner un avant goût, écoutez l’émission “Un Dimanche idéal” de France Musique, dimanche 31 mai à 19:30. Orioxy y est invité à jouer deux titres en live et à y rencontrer le pianiste classique japonais Kotaro Fukuma.

En concert au Centre culturel suisse de Paris, le 4 juin 2015 (avec Pommelhorse)

Swiss Vibes live à Paris, chapitre 4: Egopusher

egopusher_by_nuel_schochUn tel nom pourrait préfigurer d’un groupe totalement narcissique. Ce serait mal connaître le violoniste zurichois Tobias Preisig et son comparse Alessandro Giannelli qui ne sont que les suppôts de leur passion musicale. Premier violoniste à étudier à la Swiss Jazz School de Berne, Tobias Preisig fait partie de ces artistes qui ne s’arrêtent jamais, qui aiment pousser les limites de leur instrument. Alors qu’il fait déjà beaucoup parler de lui avec son quartet de jazz, il s’implique en parallèle dans Egopusher, un projet électro-pop.

Alessandro Gianelli est aussi zurichois. Il actif dans plusieurs projets dont Lumières de l’Espace dans lequel se mêlent musiques ambient et psychédéliques, rock et jazz.

La rencontre entre ces deux mutants musicaux a lieu en novembre 2013 sous la haute surveillance de l’excentrique Dieter Meier qui les convie à jouer dans son groupe. Un coup de foudre musical plus tard, les deux amis décident de lancer leur ovni Egopusher. Tobias Preisig au violon et au Moog bass, Alessandro Gianelli à la batterie au drum-pad et au synthétiseur. A l’origine, Egopusher songeait à se produire dans des lieux inhabituels ou incongrus. Las, le duo s’est vite fait remarquer par la crème des programmateurs helvétiques et s’est déjà vu offrir les prestigieuses scènes du Bad Bonn Kilbi et du Cully Jazz Festival. Il est vrai que ce binôme est envoûtant. Tobias Preisig est plongé dans un dialogue sans fin avec son instrument qu’il fait parler, chanter et hurler. Quant à son complice, il ne semble jamais à court de rythmes pour le soutenir ou lui donner la répartie. Le duo a promis qu’il n’entrerait pas en studio avant d’avoir malaxé sa matière musicale pendant au moins 100 concerts. Le compte à rebours a commencé…

En avant-goût du concert du 3 juin, ne ratez pas le live de France Inter, vendredi 29 mai à 21:00 dans l’émission “Partons en Live” d’André Manoukian!

En concert au Centre culturel suisse de Paris, le 3 juin 2015 (avec Larytta)

 

%d bloggers like this: