Reverend Beat-Man @London, Buffalo Bar

REVEREND-NUN2One guitar („Fifty bucks.“), one amplifier („fifty bucks.“), one speaker („fifty bucks.“), and one bass drum („from the trash.“) is all that Beat Zeller, aka the Reverend Beat-Man, has ever needed to travel the world. And travelled the world he has! Starting off a quarter of a century ago from Berne he has been highly resourceful in plugging his mad, bad and extremely entertaining brand of Rockabilly into an international network of likeminded folks, and building up a global roster of artists for his fabulous Voodoo Rhythm Records label in the process.

Live, the genial Reverend turns into a berserk monster

REVEREND-LEG1He delivers  his absurdist multi-sexual lyrics in a primordial howl that is part animal lust, post-coital sorrow, and part comedy. Driving himself forward with an incessantly rattling bass drum and occasionally permitting himself a Dylanesque wail on the harmonica, he is a truly unique performer. In this rivetting performance in front of a sizeable and highly appreciative crowd in one of the most enjoyable small venues in London he manages to burn not one but two amplifiers in one performance. Ace!

 

Reverend Beat-Man played London, Buffalo Bar, Sunday, 17 November 2013

Reverend Beat-Man @London, Buffalo Bar

REVEREND-NUN2Eine Gitarre („fünzig Bucks.“), ein Verstärker („fünfzig Bucks.“), ein Lautsprecher („fünfzig Bucks.“) und eine Bassdrum („aus dem Abfall.“) ist alles was Beat Zeller, alias Reverend Beat-Man, je gebraucht hat, um in die Welt hinaus zu kommen. Vor einem Vierteljahrhundert fing der Berner an, mit seinem anarchistischen und höchst unterhaltsamen Rockabilly ein internationales Netzwerk von Gleichgesinnten zu erkunden. Gleichzeitig baute er eine globale Künstlerliiste für sein eigenes Plattenlabel Voodoo Rhythm Records auf.

Auf der Bühne verwandelt sich der joviale Reverend in einen Berserker

REVEREND-LEG1Seine absurden, multi-sexuellen Lyrics stösst er in einer Art Urschrei aus, der teils tierische Lust, teils post-koitale Melancholie und teils pure Komödie markiert.  Mittels unablässig ratternder Bassdrum tribt er sich vorwärts, er gönnt sich zuweilen einen Dylanesken Stossseufzer auf der Harmonika und ist rundum ein Original. Bei seinem packenden Auftritt vor einem dankbaren Publikum in einem der vergnüglichsten kleineren Musikvenues in London schafft er es, nicht nur einen, sondern zwei Verstärker zu ruinieren. Klasse!

À Paris, Kadebostany fait (presque) taire les sceptiques

Kadebostany_PopCollection_FINALDans les travées encore clairsemées du Nouveau Casino, ça murmure. Ignorant une première partie désespérante (Edward Barrow, grand échalas androgyne pleurant ses chansons d’amour à la harpe dans une indifférence polie), le public s’inquiète.

A Paris, le « président Kadebostan » ne débarquait pas encore en pays conquis

Son look de général d’opérette aurait d’ailleurs pu très vite le voir affublé de quelques railleries jadis réservées au Général Tapioca. «  J’ai quand même des réserves sur cet album » glisse un beau gosse à l’oreille de sa compagne de concert – « je ne suis pas sûr d’accrocher à leur virage électro hip hop » renchérit un autre, qui avait découvert le groupe quand il s’appelait encore, The National Fanfare of Kadebostany. Et pourtant. Et pourtant, il n’a pas mis longtemps pour se mettre les danseurs au rythme de ses galons brillants.

Un dispositif scénique légèrement mégalo

Au centre de la scène, il annonce la couleur dès les premières secondes, devant une audience immédiatement densifiée : bombardement de batterie électronique martiale alourdie de tonnes de réverb, un trombone et un saxo sur le côté gauche en support d’artillerie, la voix diaphane de sa « ministre Amina » pour adoucir les mœurs, sur sa droite. Dispositif scénique légèrement mégalo, surtout que le « président » se retrouve sous les deux « drapeaux écrans » faisant défiler les couleurs du Kadebostany, mais relativement efficace pour faire bondir la foule tout au long des morceaux de « Pop Collection » : electro pop emphatique sous influences légèrement balkaniques.

Le passage à la scène de ce disque inégal permet d’en gommer certains clichés de production

Kadebostany revient ainsi à l’essence de sa musique, profondément dansante, déclinée sous forme dub,hip hop ou presque jungle et laisse de côté ses inclinations kitscho-dégoulinantes. On regrette quand même la disparition des sources plus traditionnelles de son premier album, “Songs from Kadebostany”, en s’obligeant même à rejouer une deuxième fois ses deux « tubes », « Walking with a Ghost » et « Jolan ».

Kadebostany s’est produit le 12 novembre 2013 à Paris, au Nouveau Casino
Prochains concerts : à Lyon le 22 novembre, à Strasbourg le 28 novembre
Dernier album paru: “Pop Collection” (Mental Groove)

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