Just released: Heidi Happy «Golden Heart»

heidi-happy-golden-heartSie wühlte einst in der loopenden Folk-Wunderkiste, gab sich auf «Hiding with the Wolves» ein orchestrales Kleid und zeigte sich auf ihrem letzten Album «On the Hills» zuletzt countryinfiziert. Nun hat die Multiinstrumentalistin Priska Zemp alias Heidi Happy für ihr neues Album «Golden Heart» eine neue, prominent besetzte Pop-Band zusammengestellt, die ihr bei den neuerlichen musikalischen Abenteuerfahrten zur Seite steht.

Und diese Reisen führen die 34-jährige Luzernerin in die verspielte Disco, wo die geschickte Arrangeurin scheue Tänze wagt, man sieht vorüberziehende Neonlichter im schwer schnaufenden «Across the Ocean», cruist durch die und es gibt, wie bei Heidi Happy üblich, auch Nonsense-Nummern wie der pfeifende «The Whistle Song».


«La Danse»

Ephrem Lüchinger an den Keyboards, Baptiste Germser am Horn und anderen Instrumenten und der Legendary-Lightness-Schlagzeuger Domi Huber folgen Heidi Happy überall hin – auch in das zarte «Maintenant», das diese ausgesprochene Pop-Platte schön beschliesst.


«Down Town»

Im Frühling gibt Heidi Happy mit ihrer Band auf Tour durch die hiesigen Clubs – und wagt für sechs Solo-Konzerte auch den Abstecher nach Russland. Alle Daten finden sich hier.

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Anna Aaron, un disque, un clip, un style

Cover_Neuro_RGB_300dpi_2500x2500Si les déhanchés déshabillés de son dernier clip “Linda” lui ont valu d’être remarquée par les Inrocks, Anna Aaron n’est pas encore complètement portée aux nues en France – en tous cas, comparé à l’emballement médiatique qu’elle suscite dans les cantons suisses, elle y reste encore discrète. Mais, programmée en bonne place dans le cadre du festival itinérant les Femmes s’en Mêlent (à Paris et en province) pour y présenter son deuxième album “Neuro”, elle a l’occasion de se faire un prénom. Ou plutôt deux: Anna et Aaron, le féminin et le masculin, le clair et l’obscur. Une ambivalence assumée, déjà, sur son premier album Dogs In Spirit, deux ans plus tôt: elle s’y montrait tendre et furieuse, au gré de ballades folk au piano façon Fiona Apple et de plages rock déchirantes.

Un son à la hauteur de sa beauté froide et de ses tumultes intérieurs

Après un intermède avec le quartet d’Erik Truffaz, qu’elle a suivi en tournée, la Bâloise avait donc décidé d’approfondir ses ambiguïtés : c’est à Londres, auprès de David Korsten, qu’elle va se forger un son à la hauteur de sa beauté froide et de ses tumultes intérieurs. Fidèle à ses habitudes, le producteur de l’Anglaise Bat for Lashes va envelopper sa voix puissante d’un vernis électro faussement vintage, entre reverbs puissantes et rythmiques eighties avec Jason Cooper, le batteur de Cure, derrière les fûts! Parfois un peu caricaturale (avec des réminiscences trop évidentes de … Bat for Lashes, justement), cette approche sonore permet à Anna Aaron de gagner en épaisseur artistique. D’opérer des contre-pieds mélodiques inattendus au milieu des morceaux. D’oser le mélange entre la pop la plus accessible et les riffs les plus tordus. Avec “Neuro”, la fille de missionnaires religieux se rapproche des grandes prêtresses de la pop moderne. A elle de prouver sur scène qu’elle peut nous hypnotyser autant qu’Anna Calvi ou Pj Harvey.

Anna Aaron est en tournée jusqu’à la fin du mois en Suisse et en France. Détails de la tournée ici!

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