Search Results for: Bit-Turner

2e Grand Prix suisse de musique : derrière les feux de la rampe

10835315_427611730733058_1175974439816194667_oAlors que la remise du Grand Prix suisse de musiques aura lieu le 11 septembre à Bâle, Swiss Vibes s’interroge. Et revient sur le casse-tête auquel est confronté tout musicien suisse cherchant à mener une carrière professionnelle. Une série en plusieurs épisodes dont voici le premier chapitre.

En 2014, le Grand Prix suisse de musique, organisé par l’Office Fédéral de la Culture (OFC) avait récompensé le leader des Young Gods et pionnier des musiques électroniques Franz Treichler. C’était une première, qui plus est pour une figure de l’underground. L’événement avait largement été plébiscité par le secteur musical, d’ordinaire habitué à travailler beaucoup, longtemps, et pour peu. La démarche, qui est reconduite de façon pérenne, s’avère en effet généreuse : 25’000 CHF par nomination (15 en tout) et un prix de 100’000 CHF pour le lauréat, tous étant sélectionnés par des comités d’experts musicaux venus des quatre coins du pays.

82219f7ff14253cffc2f6b56aeff241b_f128

 Une récompense qui soulève beaucoup de questions

La communication du Grand Prix suisse de musique est classe sans être pompeuse, son organisation sérieuse mais décontractée, il y a de quoi impressionner.

Comme l’an dernier, sont nominées 15 personnalités ayant pour horizon commun le territoire helvétique, la pratique musicale et un succès d’estime plus ou moins national. Le site du Grand Prix suisse de musique, offre une bonne porte d’entrée à qui souhaiterait découvrir ces musiciens. A l’orée de cette deuxième édition, il semble intéressant de mener une réflexion sur les enjeux d’un tel prix et les problèmes qu’il soulève. Sous son beau vernis, quelques choses moins reluisantes apparaissent,

Une sélection compliquée au sein d’une scène protéiforme

« Le Grand Prix suisse de musique a pour objectif de récompenser la création musicale suisse exceptionnelle et novatrice et de la mettre en lumière. » Si l’intention est louable, elle n’en est pas moins brumeuse. Comment faire une sélection exhaustive parmi le foisonnement de genres musicaux que vit notre époque, dans une scène musicale aussi protéiformes que l’est notre petit pays ? Plusieurs zones linguistiques impliquent un certain cloisonnement, malgré le travail de relais qu’opère Pro Helvetia depuis des années en encourageant financièrement à sauter les barrières, de Roesti entre autres. Il n’est pas question de considérer la célébrité des musiciens, ni leur rayonnement international, d’ordinaire si cher aux politiques culturelles. Ceci explique l’absence de noms comme Stephan Eicher ou Sophie Hunger dans les listes de ces deux premières années.

Même la musique n’échappe pas au compromis helvétique…

Il semble plutôt question d’encouragement de nouveaux venus (Joy Frempong, Bit-Turner, Christian Pahud), de récompenses émérites (Philippe Albera, Heinz Holliger, Daniel Humair) et de soutiens de carrières déjà bien avancées (Nik Bärtsch, Malcolm Braff, Christian Zender). Les questions de genres musicaux, zones géographiques et parité hommes-femmes ont été savamment soupesées afin de fournir un panel tout helvétique : des acteurs dans les domaines des musique électroniques, expérimentales, contemporaines, classiques et du jazz par une majorité de Suisse alémaniques, bon nombre de Romands, quelques expatriés, et un Tessinois. Une cérémonie en 2014 à Lausanne, la suivante à Bâle. Si l’on suit cette logique, puisque le lauréat 2014 était un homme romand plutôt en fin de carrière, serait-ce une jeune femme suisse-allemande qui remportera le pactole le 11 septembre prochain ? C’est du moins le seul raisonnement qui pourrait permettre au jury de départager ces artistes aux musiques et carrières incomparables, qui méritent tous largement le soutien qui leur est offert.

Un cataplasme sur une jambe de bois ?

La formule est un peu méchante, car ce Grand Prix de musique Suisse n’est pas inutile, c’est même un effort bienvenu, et il faut éviter de cracher dans la soupe. Mais tant qu’à dire les choses tout de go : mener une carrière de musicien en Suisse est un vrai casse-tête. La politique de subventionnement culturel pose à l’artiste des difficultés pratiques que ce Grand Prix met à nouveau à l’ordre du jour. La suite au prochain épisode!

Advertisements

Bit-Tuner: «The Japan Syndrome»

bit-tuner_by_martinrichi_3.jpg__630x400_q80_crop_upscaleMarcel Gschwend ist Bit-Tuner. Seit 1997 produziert der St. Galler, der mittlerweile in Zürich lebt, basslastigen Electro, spannt mit Rappern wie Dani Göldin zusammen, vertont live Stummfilme und spielt Bassgitarre bei Stahlberger, der Band, die mit ihrem dritten Album «Die Gschicht isch besser» auch die Schweizer Hitparaden erobert hat.

Solo veröffentlichte der 36-Jährige zuletzt «The Japan Syndrome», das nun auch auf Vinyl erschienen ist. Es ist nach «The China Syndrome» bereits die zweite Platte, die während seiner Live-Residency im Zürcher Club Helsinki entstanden ist.

Auf «The Japan Syndrome» bringt Bit-Tuner seine Sounds aus seinem stetig anwachsenden elektronischen Gerätepark mit Alltagsgeräuschen zusammen, die er auf seiner Japanreise im Frühling 2013 gesammelt hat. Grossstadtlärm und Vogelgezwitscher treffen auf mächtige Bässe, auf Beats, die sich langsam entwickeln und auf zirpende Höhen.

So entwickelt sich eine eigentümliche Dub-Atmosphäre, die zwischen tiefen Strassenschluchten und Stadtpark und zwischen Club und Schlafzimmer anzusiedeln ist. Bit-Tuner ist auf «The Japan Syndrome» einmal mehr ein überaus einfallsreicher Soundarchitekt, der auch dank seinem Band-Hintergrund weit über die Electro-Landschaft hinausweist.

Bit-Tuner: «The Japan Syndrome» (Hula Honeys)

 

Bit-Turner Konzerte: 21 May, Rote Fabrik (Zurich), 23 May TabTap (Shaffausen), 24 May, Palace (St.Gallen) und mehr…

%d bloggers like this: