Swiss Vibes live à Paris, chapitre 5: Orioxy

Orioxy_LR

Yael Miller (chant) et Julie Campiche (harpe) au Festival de Jazz d’Avignon ©Florence Dureux

C’est la carte de l’éclectisme qui est jouée par les Genevois d’Orioxy, mais dans un registre différent. A la voix, Yael Miller mêle chant en hébreu, en anglais et en français. A la harpe, Julie Campiche égrène ses accords, frappe ou caresse ses cordes et s’amuse avec sa pédale d’effets. Deux femmes déterminées et douées soutenues par une rythmique masculine (Roland Merlinc à la batterie et Manu Hagmann à la contre basse) toute en subtilité et en demi-teintes. Orioxy n’hésite pas non plus à intégrer des instruments incongrus, telle cette machine à écrire ou cette shruti box (boîte à anches indienne produisant différents types de bourdons). Du rap au scat, du spoken word au jazz, entre cris et chuchotements, le fil conducteur d’Orioxy n’est pas stylistique, mais onirique. Avec Orioxy, on flotte dans l’imaginaire, entre contes, humour et déraison.

Cette entité d’un genre nouveau séduit avec constance public, institutions et critiques. Le deuxième album de la formation « Lost Children » a été réalisé en France aux studios la Buissonne grâce au Grand Prix que la formation a remporté au Tremplin jazz d’Avignon en 2013. Placé sous la direction de Philippe Teissier du Cros (Bojan Z, Rokia Traoré, Piers Faccini), « Lost Children » prouve l’ouverture de sa démarche en invitant le rapper Sami Darg Team.

Baptiste GermserSur la scène du Ccs, c’est le joueur de cor français Baptise Germser qui est convié. Un ami de longue date lui assui adepte d’instruments non conventionnels quand il ne joue pas de la basse pour Stephan Eicher. Et comme avec Orioxy rien n’est jamais fixé de façon indélébile, il est possible que le groupe nous réserve d’autres surprises. Une raison de plus de venir traîner vos guêtres au Ccs en ces premières journées de juin.

Et pour vous donner un avant goût, écoutez l’émission “Un Dimanche idéal” de France Musique, dimanche 31 mai à 19:30. Orioxy y est invité à jouer deux titres en live et à y rencontrer le pianiste classique japonais Kotaro Fukuma.

En concert au Centre culturel suisse de Paris, le 4 juin 2015 (avec Pommelhorse)

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