L’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp prend son envol

Il est la coqueluche de la presse suisse et française. Samedi 26 avril, il est l’invité du des Inouïs du Printemps de Bourges, un concert important qui s’inscrit dans une tournée française et allemande bien remplie.

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Il, c’est L’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp. Vincent Bertholet, bassiste, fondateur et leader de cette formation, a réuni dans cet intitulé à rallonge deux de ses grandes sources d’inspiration : les big bands postindépendances africaines et l’artiste français inventeur du ready made, connu pour son sens du jeu, de l’humour et de la distance. L’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp est né il y a huit ans, d’une carte blanche offerte de la Cave 12, haut lieu des musiques expérimentales et alternatives du bout du lac.

C’est grâce à « Rotorotor », son troisième et récent opus, produit par John Parish (PJ Harvey, Eels…) que l’OTPMD fait sensation. Le producteur anglais a su trouver le son juste pour emballer ces drôles de bacchanales rock’n’roll où marimba et groove puissant entrent en collision avec la voix de la chanteuse et poétesse Liz Moscarola. La transe de l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp peut désormais prendre son envol.

Comment gérez-vous  ce soudain succès critique et les dates de tournée qui se multiplient ?

Vincent Bertholet Ça nous fait rire… On sait que tout cela est très éphémère, mais on en profite à fond. C’est incroyable, aujourd’hui on pourrait même refuser des concerts….

Comment expliquez-vous cet engouement ?

Vincent Bertholet L’argent y est pour beaucoup. Nous avons reçu une bourse de la ville et de l’état de Genève. Nous avons ainsi pu engager des professionnels qui eux-mêmes ont fait fonctionner leur réseau. Nous nous sommes aussi assagis. Avant on était plus expérimental. Ce nouvel album s’est fait en deux ans ; on a rôdé les titres sur scènes avant d’entrer en studio. Enfin, il y bien sûr l’effet John Parish et son art du mixage. Jusque-là, on ne savait pas faire des disques…

D’où vient ce goût pour le télescopage musical ?

Vincent Bertholet Je peux aussi bien écouter un joueur de guimbarde, que du punk ou des musiques africaines. Je n’ai d’ailleurs jamais compris les gens qui aiment exclusivement une forme de musique. La carte blanche de la Cave 12 m’a donné envie de mettre ensemble des musiciens qui ne se connaissaient pas et de proposer à une danseuse de venir faire la voix. D’autres musiciens ont ensuite remplacé les premiers. A chaque fois, c’était pour aller vers le mieux, mais en gardant la même direction musicale. On pourrait changer tous les membres de la formation sauf Liz Moscarola (la chanteuse). Je partage les mêmes goûts que Liz et si je vois qu’elle croche à un morceau, cela me conforte dans mes choix.

Comment composez-vous ? 

Vincent Bertholet Le plus souvent, je pose un rythme à la contrebasse, parfois un thème. Après on cherche, puis je sélectionne. L’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp n’a pas du tout un fonctionnement démocratique.

Vos envies ? 

Vincent Bertholet  Je me lasse très vite de tout. Pour le moment nous n’arrivons pas à faire durer nos morceaux. C’est un de nos objectifs. J’aimerais avoir un orchestre de 15 musiciens et remplacer la section de cuivres par un ensemble de cordes. Evidemment Fela est la référence absolue en la matière. Il arrive à faire des morceaux de vingt minutes avec pas grand chose. Le plus difficile c’est toujours de faire simple.

Bandcamp de l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp

Dates de la tournée française et allemande du groupe

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