Soraya, entre la Suisse et la Tunisie

Soraya & Maxime SteinerLe gros stress d’un artiste est souvent d’être face à une salle frappée d’inertie. Il doit alors en faire des tonnes jusqu’à ce que les gens se lèvent de leurs chaises et se mettent à bouger. Le 15 novembre 2012 au Lido Comedy Club à Lausanne, Soraya Ksontini prend les choses à l’envers. A peine le premier morceau terminé, elle s’accroupit et demande aux gens de s’asseoir par terre. Sa façon à elle de les faire entrer dans son univers intime et particulier.

Car l’univers de Soraya Ksontini est très particulier. Ce concert lausannois célébrait la parution de son premier EP de quatre titres, « Soraya & Me ». Un trio polyvalent avec Maxime Steiner à la guitare et aux claviers, Felix Bergeron à la batterie et aux percussions et Soraya Ksontini qui jongle avec deux micros pour juxtaposer ses différentes parties vocales. Des comptines apparemment simples, mais qui oscillent entre chanson française, arabe et folk et dans lesquelles sourdent anxiété, inquiétude, interrogations. Soraya Ksontini est née de parents tunisiens à Lausanne. Elle chante depuis son plus jeune âge; sans perdre la tête. Elle participe à la Star Academy Maghreb en 2004 avant de se lancer dans des études de relations internationales, puis d’anthropologie.

Depuis 2006, elle affine son projet solo. Les quatre titres de son EP ne tombent donc pas du ciel,mais ont été longuement mûris. Surtout depuis qu’elle travaille avec le réalisateur Maxime Steiner (Trip’In, Aliose). Avec lui, elle a passé des heures dans son studio de Gland, à deux pas des voies ferrées, à chercher des sons sur des instruments orthodoxes, mais aussi sur des machines à café, tuyaux, billes et clous. A chaque fois que le train passe, il faut s’arrêter. Puis recommencer. Quelques mois plus tard, elle en ressort avec ces quatre drôles de ritournelles : une berceuse pour adulte (« Ya Weldi »), un titre inspiré par Woody Allen (« Woody & Moi »), un autre par une photo angoissante (« Odorantes ») et un blues de son crû (« Red Night Blues »).

Pour le moment, Soraya Ksontini fait tout toute seule, mais elle est à la recherche d’une vraie structure de production qui pourrait la prendre sous son aile. Elle a beaucoup d’autres morceaux dans son escarcelle. Qu’on se le dise…

Les quatre morceaux de Soraya sont disponibles sur Itunes et dans les Fnac de Suisse

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