Le laboratoire de rythmes de Malcolm Braff

Reggie Washington, Lukas Koenig, Malcolm Braff

Rencontré devant le caveau des Vignerons, Malcom Braff, le pianiste attitré de la cave à jam de Cully Jazz, semble toujours détendu. Mais derrière son apparence flegmatique, le musicien est un fou de piano, de jazz et de pas mal d’autres musiques qu’il explore et confronte sans relâche.

Les fidèles Marc Erbettaz et Patrice Moret n’étant pas disponibles aux dates du Cully Jazz, le pianiste veveysan choisi deux nouveaux co-équipiers : Reggie Washington à la basse et Lukas Koenig à la batterie.

Les dix jours du festival sont tout à la fois un laboratoire, un session de répétition et une première confrontation avec le public pour ce trio qui prévoit d’entrer en studio si tôt les festivités terminées.

«Voltage», le dernier disque de Malcom en trio, mettait en avant son travail sur les sons de ses claviers augmentés de pédales, d’effets et d’ordinateurs. Pour ce nouvel enregistrement, le pianiste explore les rythmes. Plus précisément, il cherche à «appliquer aux rythmes les concepts qu’on applique au monde des notes». Dans cette optique, le choix de Reggie Washington, grand rythmicien, collaborateur du M’Base de Steve Coleman s’imposait. Lukas Koenig est lui un élève rencontré lors d’un atelier en Autriche et qui s’est passionné pour le travail de Malcolm.

Dans le caveau, les trois musiciens répètent l’après-midi et jouent trois sets d’une petite heure le soir. Quant à Malcolm, il continue de marteler ses claviers les yeux mi-clos jusqu’aux petites heures du matin, avec des élèves de l’EJMA ou avec des musiciens invités sur la scène du Chapiteau. «Ce que j’aime à Cully, est que je peux me plonger complètement dans la musique, Dès que je me réveille le matin, je me mets au piano parce que j’ai plein d’idées dans la tête. L’état dans lequel me met cette immersion peut être comparé à une forme d’extase. A la fin du Cully Jazz Festival, je suis fatigué physiquement, mais rechargé.»

Ci-dessous, court extrait d’un morceau joué au Caveau des Vignerons. Avec mes excuses pour la qualité et mes excuses à Lukas Koenig que je ne suis pas arrivée à placer dans le cadre. Le caveau des Vignerons (bondé) n’est malheureusement pas le lieu idéal pour ce genre d’exercice.

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