OY@Electron Festival Geneva

Oy_press2_Andi_ZantWelcome to the OY experience – another intoxicatingly, left-of-centre, musical adventure dispelling all myths that life is unexotic in Switzerland.

This highly creative duo is made up of Joy Frempong: Swiss/Ghanaian vocalist, composer, story teller, sound sampler – and Lleluja-Ha: drummer, writer, producer. Their on stage appearance already communicates that you’re in for an outlandish and unique evening. Joy is like an elegant gazelle, all height and hair, dressed in colourful childlike patterns exuding both innocence and depth; Lleluja-Ha, possibly a lost member of Sun Ra’s arkestra, is shrouded within engulfing high priest regalia and remains the enigmatic driving force behind the entire show.

Here, on the 30th of March 2013, to promote their newly-released 2nd album – Kokokyinaka – on Creaked Records, their sound is a refreshing, improvised breeze of African-influenced electronica based on a road trip that absorbed sounds and experiences from Ghana, Mali, Burkina Faso and South Africa. Tales, proverbs and folklore were gathered along the way to be retold in an experimental, kaleidoscopic style, at times dark and mercurial, other times as joyful as walking through an African market place.

Graced with ambidextrous talents, Joy is busy at the controls of her many synths and sound machines, often sampling her voice and playing it back as haunting accompaniment or backing vocals. An impressive wall of sound is often created between herself and partner as in ‘Chicken Beer’, where dark voice effects and heavy synth rhythms clash with swirling drum beats as menacing as a locust storm. Contrast this with a playful singing voice that combines rare soothing sweetness and reassuring confidence, (I imagined Joy singing me the last rites and how delightful it would sound). Songs about bizarre name choices ‘My name is happy’ and the sexual politics of hair ‘Halleluja Hair’ are pure poetry in motion full of observational delight and personal fire. Her seductive speaking voice entertains us with tales of how you should “never run to a funeral if you’re late” or how Ghanaians believe that “every mistake is a new style”.

If she fancied reading out the local Chinese take-away menu I think most of the audience would have happily listened. There was a lot of love in the room for this band. OY exude compassionate observation of humanity and wrap it up in multi-textured, exhuberant electronic soundscapes. The slightly drunken man standing next to me kept muttering “I’m in love with the singer, she makes me feel love, she makes me feel things I’ve never felt before”. He wasn’t wrong.

Joy Frempong – vocals, sampler, synths, sound machines. Leluja-Ha – drums, production
Oy, Kokokyinaka (Creaked Record)

Oy fait son marché

Mais qu’est-ce qui se passe? Oy, notre chanteuse helvetico-ghanéenne préférée devient funky. Ce n’est pas pour nous déplaire, bien au contraire. Après s’être intéressée – avec le succès que l’on sait – aux souvenirs d’enfance, la chanteuse à la voix de caméléon est partie à plusieurs reprises séjourner en Afrique. Elle y a enregistré les bruits les plus divers, de la machine à laver de sa mère à celui du pilon écrasant le blé. Le premier morceau, issu de ses pérégrinations lointaines, s’appelle “Market Place”. Ses signes distinctifs sont des samples de bruits de rue, des rythmes empruntés à l’Afrique ou à l’électro et un chant soul. En attendant la sortie de l’album prévue en 2013, vous pouvez écouter ce morceau sur Youtube ou le télécharger sur votre smartphone/Iphone) au moyen de l’application Creaked (le label de Oy).

Et pour avoir une idée du live, regardez le petit film réalisé sur elle dans le cadre de la série Jazzout de Mezzo.  Oy s’y montre désormais accompagnée d’une vraie batterie tenue par un mystérieux compagnon masqué. Le morceau s’appelle “Halleluja” et figurera également sur le nouvel album de Madame.

Et surtout, ne la ratez pas sur scène si elle passe près de chez vous.

SEPTEMBRE

28 Toulouse, France @ Nuits Nomades
29 Bern, Switzerland @ Schlachthaus

OCTOBRE

05 Delémont, Switzerland @ SAS
06 Cully, Switzerland @ I Ha Nüt Festival
13 Paris, France @ Factory Festival - La Cigale
17 Nancy, France @ Jazz Pulsations
27 Durbe, Latvia @ Zemlika Festival
NOVEMBRE
01 Lausanne, Switzerland @ Love and 8 – Le Bourg
23 Darmstadt, Switzerland @ Jetztmusik
DECEMBRE
07 Zurich, Switzerland @ Kilbi Im Uberall

Oy, from Berlin with love…

C’était il y a quelques mois, à Berlin. Joy Frempong, alias Oy, investissait une ex piscine reconvertie en centre d’art (le fameux Stattbad) pour une mini concert privé organisé par et pour la chaîne française Mezzo. L’occasion où jamais de connaître les raisons qui ont poussé l’ancienne vocaliste du groupe Stade avait quitté Zürich pour déménager dans la capitale allemande.

Joy Frempong :

1) parce qu’elle pouvait le faire: « Cela peut paraître idiot, mais en tant que musicienne, je peux travailler n’importe où. Je suis née au Ghana, j’ai grandi en Suisse : il était logique que j’essaie de m’installer ailleurs… a fortiori dans une grande ville où l’art n’est pas considéré comme une niche et concerne presque tout le monde. Ce qui reste étrange, tout de même, c’est que je continue à faire l’essentiel de mes concerts en France et en Suisse, pas à Berlin. Cela a un bon côté, cependant : je peux me consacrer entièrement à l’écriture, à l’écart du circuit, dans mon propre studio ».

2) pour trouver un environnement propice à son travail solo : «  mon travail en solo prend finalement beaucoup d’espace, avec son mélange de jazz, d’électro intime, de voix samplées, d’expérimentations sonore… et l’espace, je ne peux le trouver qu’à Berlin avec ses grandes friches ou ses appartements peu chers. C’est réellement un environnement que je peux relier à ma musique, aux sensations qu’elle procure et qu’elle me procure. ».

 3) pour faciliter les collaborations : «Il y a tellement d’artistes à Berlin que je n’ai aucun mal à échanger ou à collaborer. A Zürich,  j’avais beaucoup travaillé avec d’autres musiciens, comme Stade ou Filewile, mais ici, c’est encore mieux ! J’ai notamment pu participer au projet jazzy hip hop de Sig, « Free Cinematic Sessions », en enregistrant mes voix dans mon studio… »

 L’émission Jazzed Out In Berlin avec Oy a été diffusée sur Mezzo en juin 2012. Oy sera en concert au Festival de la Cité samedi 14 (arches du Pont Bessières),au Festival de la Bâtie à Genève le 11 septembre et à la Cigale (en première partie de Sandra Nkaké) le 13 octobre dans le cadre du Festival île de France

I

Comment la musique suisse s’exporte-t-elle?

Pas forcément facile quand on est Suisse de percer sur le marché francophone (pour les romands) ou germanophone (pour les suisse allemands). Swiss Music Export, organisme créé en 2003, a pour mission d’aider à la diffusion des groupes les plus prometteurs sur ces deux importants marchés européens. De retour du Printemps de Bourges, Marc Ridet, responsable de l’antenne francophone, nous explique les grandes lignes de son action:

Marc Ridet, responsable du bureau francophone SME

Chaque année, un groupe suisse est présent aux Découvertes du Printemps de Bourges. Comment arrive-t-il sur ce tremplin?
Marc Ridet: Nous faisons office de sélectionneur pour le Printemps de Bourges en leur proposant trois ou quatre artistes suisses. Nos critères de sélection sont essentiellement:
- que le groupe ait une structure autour de lui: management ou éventuellement label. Cela ne sert à rien d’amener un artiste vers un tremplin s’il n’a pas les moyens de suivre après.

Jean Zuber, responsable du bureau germanophone SME

- que le groupe fasse partie du programme de Swiss Music Export.
Une fois l’artiste choisi, on va communiquer à tous les professionnels

accrédités. Au printemps de Bourges, il y a environ 700 maisons de disques, tourneurs etc. Puis on va essayer de cibler la stratégie avec l’artiste. De voir de quoi il a besoin. Par exemple un agent ou un distributeur français.

Cette année c’est My Heart Belongs to Cecilia Winter qui a été présent au Printemps de Bourges. Concrètement comment s’est-il passé?
Marc Ridet: Dans le cas de My Heart Belongs to Cecilia Winter, cela a commencé à Paléo en 2010. Un journaliste de Longueur d’Ondes qui programme également des concerts à la salle de spectacles des Trois Baudets à Paris a aimé leur concert. Il les a invités au Trois Baudets où nous avons convié un des programmateurs du Printemps de Bourges. Le groupe va également jouer au MaMA qui est un salon de professionnels qui se tient dans le XVIIIè arrondissement de Paris au mois d’octobre.

Quelles sont vos autres actions en France?
Marc Ridet: Nous accompagnons les artistes tout au long de l’année et nous sommes présents dans pluieurs des grands festivals français de rock ou de chansons française: Les Transmusicales, Les Eurockéennes, Les Francofolies et le Festival Alors Chante. Parfois ce sont les programmateurs qui font directement leur choix comme c’est le cas aux Transmusicales de Rennes où se sont produits l’an dernier Filewile, Mama Rosin et Oy. Parfois il y a une sélection en amont. C’est le cas pour les Eurockéennes où plusieurs clubs suisses (dont la Rote Fabrik, le Fri-Son, les Docks…) participent au processus de sélection. Cette année c’est Honey For Petzi qui a été choisi. Nous avons aussi un partenariat avec les Trois Baudets qui propose huit à dix concerts de groupes suisses par année.

Les nouveaux jouets d’Oy

Son dernier album, “First Box, Then Walk” (Creaked Records) lui valut de tourner un peu partout. Oy avait alors pour source d’inspiration les souvenirs d’enfance de ses amis et pour matériau sonore des bruits de jouets d’enfants. Comme cela ne correspondait qu’à une petite partie d’elle-même, la chanteuse d’origine ghanéenne Joy Frempong avait choisi de ne prendre que deux lettres de son prénom pour en faire son nom d’artiste.

Aujourd’hui, Oy remonte aux sources de ses origines africaines. Elle est partie collecter des sons dans différents pays d’Afrique. En Afrique de l’Ouest, elle cherche plus particulièrement des conteurs et des histoires traditionnelles pour les mettre dans un contexte musical. C’est au Burkina Faso qu’elle rencontre Ismael Sawadogo, chauffeur de taxi et conteur qui vit à Bobo-Dioulasso. Sa jeunesse, son bagout et ses anecdotes personnelles la séduisent. Jugez plutôt sur cet extrait, intitulé “Diplomatie” qui s’inspire de ses mésaventures avec l’ambassadeur belge de Ouagadougou. 2 minutes à écouter jusqu’au bout pour entendre l’intervention de Oy. Une petite leçon de découpage électronique franchement drôle!


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